Le "trou" dans la couche d'ozone
Le "trou" dans la couche d'ozone © NASA

C’est notre assurance vie. La couche d’ozone nous protège des rayons du soleil les plus nocifs. Sans elle, les ultra violets nous font courir des risques sanitaires : brûlures, risques de cancers, cataracte. Et des risques alimentaires : les U V diminuent la photosynthèse et le rendement des cultures.

La couche d’ozone va mieux. On a parlé d’un trou dans ce bouclier protecteur situé dans la stratosphère entre 10 et 40 kilomètres d’altitude. Ce n’est pas un trou au sens propre mais une diminution de son épaisseur au dessus des pôles.

Le phénomène a été identifié en 1985. Mais dès 1974 deux scientifiques américains ont alerté sur l’effet destructeur des CFC sur la couche d’ozone.

Les CFC ce sont les gaz réfrigérants…

Gaz réfrigérants pour les réfrigérateurs, gaz propulseurs pour les aérosols. Ils servaient aussi de solvant. La molécule de CFC met 25 ans à atteindre la stratosphère. Là haut ils grignotent l’ozone. C’est pour cela qu’il faudra sans doute attendre 2050 pour déclarer la couche d’ozone sauvée. Ce qui est extraordinaire dans cette histoire c’est que la communauté internationale si lente à réagir sur le climat s’est saisie immédiatement de la question. Un accord international décide de réduire la production de CFC en 1987. Devant l’urgence, elle convient de les interdire en 1994.

Et dans cette affaire pas « d’ozono septique »

Comme il existe encore des climato septiques qui mettent en doute le réchauffement climatique. Ha si ! il y en a eu un en France : le vulcanologue Haroun Tazieff. Convaincu que cette unanimité internationale contre les CFC était le fruit d’un complot industriel. Le brevet des CFC allait tomber dans le domaine public. L’industrie avait dans ses cartons une molécule de substitution : les HFC. Ils auraient dont poussé pour que l’on mette les CFC moins rentables économiquement à la poubelle. C’était la théorie du vulcanologue. Son dernier combat. Difficile à vérifier.

Ce qui est sûr c’est que les HFC sont désormais en sursis. Ils devront disparaître en 2029. Car s’ils sont neutres pour la couche d’ozone, ils ont un impact sur le changement climatique : leur pouvoir réchauffant est 2 000 fois supérieur à celui du gaz carbonique.

En tout cas, la mobilisation internationale pour sauver la couche d’ozone devrait inspirer les négociations sur le climat.

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