Ce n’est pas commun : Brigitte Bardot grande défenseuse de la cause animale fait aujourd’hui une donation à l’Office national de la chasse.

Brigitte Bardot reçue à l'Elysée en 2007
Brigitte Bardot reçue à l'Elysée en 2007 © Maxppp / Remi Ochlik

Souvenez vous de la beauté de BB dans le film Le mépris. Et on pensait que Brigitte Bardot, elle, méprisait les chasseurs. Comme elle était belle dans _Le mépris...._comme elle était belle et touchante assise dans la glace pour témoigner de son combat contre le massacre des bébés phoques.

On pensait qu’elle détestait les porteurs de fusils et tout ce qui tue les animaux. Alors quand on apprend qu’elle va faire une donation à l’office national de la chasse et de la faune sauvage, on tombe de sa chaise.

Des objets légués à la Fondation Brigitte Bardot

Des objets en ivoire, une défense d’éléphant de plus de 10 kilos, des carapaces de tortues. Des mâchoires de requins, de crocodiles. Des produits interdits de commercialisation par la CITES l’organisme international qui protège les espèces en voie d’extinction.

Ces objets ont été légués à la Fondation Brigitte Bardot par des amoureux de la nature qui se sont rendus compte que ces achats souvent effectués par leurs grands parents ou parents étaient illégaux. On retrouve ça à l’occasion d’un décès et d’un héritage. Ce sont des produits prohibés donc ils les donnent à la Fondation Brigitte Bardot qui les offre aujourd’hui à l’Office national de la chasse.

Mais ça lui sert à Quoi ? D’échantillons. De témoins pour reconnaître ces objets issus d’espèces menacées. Pour la formation pédagogique des agents en charge de la répression du trafic illégal. Pour les aider à les reconnaître, à les identifier : différencier une soit disant statuette en plastique d'une sculpture en ivoire, car quand on n’a pas vu, quand on n’a pas touché, on ne peut pas vraiment faire la différence.

Le trafic des espèces représente 15 milliards d’euros par an. Il est au quatrième rang des trafics illégaux derrière la drogue, et sert aussi à acheter des armes. Tuer des éléphants ou des rhinocéros pour acheter des fusils qui vont achever des hommes : malheureusement c'est lucratif.

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