Demain c’est la saint Valentin, réfléchissez avant d’offrir des roses elles n’ont pas que des épines, elles sont couvertes de pesticides.

Les roses de la Saint-Valentin, dangereuses pour la santé ?
Les roses de la Saint-Valentin, dangereuses pour la santé ? © Getty / Jonathan Knowles

D’après une étude de 60 millions de consommateurs les roses seraient imbibées de pesticides.

Un conseil même si elles sentent très bon, ne mettez pas le nez dedans pour humer leur parfum. Il n’y a pas que l’odeur. L’étude de 60 millions de consommateurs a trouvé 49 molécules de synthèse différentes dont certaines sont interdites en France. Fongicides pour lutter contre les champignons, pesticides, etc… L’étude a été menée sur 10 magasins spécialisés.

48% des fleurs coupées vendues en France sont des roses. La majorité est importée du Kenya, d’Ethiopie et d’Equateur.

Elles sont cultivées à grand renfort d’engrais, de produits chimiques et dans des conditions de travail peu enviables.

Y a-t-il un danger pour la santé des acheteurs ?

"Non", répondent les autorités françaises. C’est d’ailleurs l’argument invoqué pour justifier l’absence de contrôle. L’exposition à des roses couvertes de pesticides serait sans risque pour la santé. D’autant qu’ a priori on ne les mange pas.

La concurrence des pays du Sud a fait chuter la production française obligée de se conformer à une réglementation plus sévère. Obligée de se passer des produits phytosanitaires utilisés ailleurs pour cultiver les roses importées.

Les roses françaises sont pourtant plus saines.

Les producteurs français tentent de remplacer les produits chimiques par de la lutte biologique. En utilisant des insectes pour lutter contre les maladies des roses. Et depuis deux ans elles sont labellisées : « fleurs de France » pour les distinguer des fleurs importées. Mais c’est vrai, il se peut qu’elles portent quelques taches, elles ne sont pas exemptes de défaut. Ce que les consommateurs acceptent peu. Ils devraient s’interroger sur le cocktail de pesticides qui recouvrent les roses importées. Et sur leur bilan carbone : elles viennent de l’autre bout de la planète et leur transport émet des gaz à effet de serre.

Quand on y pense les plus exposés sont les ouvriers qui cultivent les roses dans les pays du sud

Certaines enseignes exigent de leur fournisseur une baisse de l’utilisation des produits phytosanitaires. Un traitement des eaux avant de les rejeter dans le milieu naturel. Une protection et une rémunération correcte de leurs salariés - souvent traités comme des esclaves.

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