La loi de finance prévoit une hausse de la TVA sur la collecte, le tri et le traitement des déchets ménagers ! Elle va augmenter de 7 à 10% ce qui rapportera 200 millions d'euros par an à l'Etat. Mais cette somme va évidemment être payée par les ménages. La facture d'enlèvement des ordures ménagères va flamber. L'association Amorce qui fédère les collectivités locales gestionnaires de nos poubelles cri au "holdup up fiscal". On pourrait considérer que taxer la pollution est assez logique. Cela devrait nous inciter à mieux acheter, à privilégier les produits les moins emballés, les plus recyclables et à moins jeter.

Benne à ordures
Benne à ordures © Fotolia - Eyetronic.

Mais la gestion des ordures ménagères fait partie des services et produits de première nécessité qui eux bénéficient d'une TVA à taux réduit de 5%. Nicolas Garnier délégué Général d'Amorce remarque avec ironie : "Le chocolat reste à 5% de TVA quand les ordures passent à 10%». Cherchez l'erreur !

On a déjà remarqué que faire payer les ordures non recyclables au poids pouvait entraîner des comportements peu citoyens : je jette mes sacs de déchets dans la poubelle du voisin ou dans la nature. On imagine que si jeter devient un sacrifice économique, les contribuables risquent d'adopter ce type de comportement. Le gouvernement affirme que la hausse sera indolore. Grâce au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi les opérateurs pourraient baisser les tarifs de leurs prestations pour compenser la hausse de la TVA.

Les responsables de la gestion des ordures ménagères ont fait leurs comptes : "c'est faux". Et cela risque d'impacter les investissements encore nécessaires à la gestion de nos ordures ménagères. Nous sommes par exemple les derniers de la classe en Europe pour le compostage des déchets organiques - 3% seulement de la population est couverte- que nous préférons incinérer ou mettre en décharge. La conférence environnementale a fixé de nouveaux objectifs : la division par deux de la mise en décharge d'ici 2020 soit 10 millions de tonnes de moins. L'Europe d'ailleurs mis la France en garde : ce ne doit pas être un motif pour développer nos capacités d'incinération. Le meilleur déchet étant celui que nous ne produisons pas : il faut prévenir et recycler le plus possible.

Pour vous convaincre allez donc voir le documentaire de Martin Esposito "Super Trash" tourné dans une décharge de la Côte d'Azur, c'est édifiant.

La minute de la biodiversité

Et une plante qui aime la forêt et la plage.

La clématite sauvage. Vous pouvez voir ses fleurs blanches en ce moment dans les haies ou au sommet des arbres. François Letourneux de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

L'équipe
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.