Beyond the Sea
Beyond the Sea © radio-france

Les navires marchands poussés par vent. C'est le projet "Beyond the Sea" labellisé COP 21 des solutions pour le climat.

L'idée a germé dans la tête du navigateur Yves Parlier en 2 007. 7 ans après son démâtage sur le Vendée Globe. Il avait à l'époque reconstruit un mât de fortune. Une vraie galère. S'il avait été équipé d'un kite, la voile du kite surf, il aurait pu rejoindre la terre ferme plus vite pour réparer. Il a pensé : et si les bateaux à propulsion thermique étaient équipés d'un Kite. La voile du Kite surf. Plus efficace qu'un cerf-volant. De la plaisance au bateau de pêche en passant par les portes conteneurs, tous les navires pourraient être aidés par le vent. Le projet « Beyond the Sea » était né. Avec le soutien de l'Agence de l'Environnement et de la maitrise de l'énergie et le financement de 6 partenaires dont le troisième affréteur de porte conteneur au monde. C'est dire que le projet intéresse le monde maritime.

Des essais ont eu lieu au Canada sur un chalutier de 12 mètres de long et de 60 tonnes. Au Canada parce que les pêcheurs français n'étaient pas intéressés par l'expérience.

La voile est maintenue par une structure de boudins gonflables. Un pilote automatique manœuvre le Kite, la voile, pour rester dans la fenêtre du vent.

Le potentiel est énorme. Sur le papier cette fois ci des calculs théoriques ont montré qu'un tanker de 60 000 tonnes économiserait jusqu'à 20% de carburant sur un trajet Paris New York. Ce carburant c'est du fuel lourd, un résidu de raffinage polluant. Sa combustion émet des particules fines, des oxydes d’azotes, et surtout, des oxydes de soufre. La teneur en soufre de ce fuel est 3 000 fois supérieure à celle des carburants utilisés par les voitures et les camions.

Les Allemands ont également développé un projet similaire.

Mais avec la technique de la voile du parapente et ça fonctionne moins bien que la voile du Kite. En tout cas l'enjeu économique est énorme.

Le budget carburant d'une flotte de porte conteneur peut représenter 4 milliards d'euros par an.

Il s'agit aussi d'un défi écologique.

Le trafic maritime est responsable de près de 5% des émissions de gaz carbonique. En augmentation constante. L’Organisation maritime internationale estime qu'elles vont croître de 30% d'ici 2020. Utiliser la force de traction du vent permettrait de réduire la pollution carbonée.

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