Allons-nous enfin réussir à réduire les pesticides dans l’agriculture ?

Traitement d'un champ de blé dans la région de Rennes
Traitement d'un champ de blé dans la région de Rennes © Maxppp / Joël Le Gall

Réduire les pesticides dans l’agriculture? Jusque là c’est un échec complet. Plan après plan ça ne fonctionne pas. Engagement après engagement l’utilisation augmente.

Et ça vous concerne : ce qui est cultivé fini dans votre estomac.

Le gouvernement a donc dégainé un nouvel outil : le certificat d’économie de pesticides. Il s’adresse aux vendeurs de produits phytosanitaires et à ceux qui conseillent les agriculteurs.

On leur demande de diminuer leurs ventes. Sur 20% sinon ils paient une pénalité de 5 euros par certificat non obtenu. Ce n’est pas la faillite mais c’est un signe.

Un peu comme si à l’école on vous avait fait payer si vous n’aviez pas de bonnes notes.

Donc on va punir les industriels s’ils vendent trop de pesticides.

Ce devrait être ça. On leur demande de diffuser les bonnes pratiques. Les agriculteurs sont toujours en ligne de mire mais qui les conseille ? Qui leur dit qu’il faut traiter de façon préventive alors que les maladies et les insectes ravageurs n’ont pas montré le bout de leur nez ?

Désormais les conseilleurs seront les payeurs. On leur fixe un objectif S’ils ne réduisent pas les ventes ils paieront 5 euros par certificat non obtenu.

C’est quand même étrange de demander à un industriel de ne pas vendre les produits qu’il fabrique.

Une révolution verte peut être ?

1200 fermes ont été labellisée Ecophyto. On y expérimente les bonnes techniques mais leur diffusion est lente. L’idée c’est donc de populariser cette boite à outil. Comme les filets anti insectes sur les pommiers contre le CARPOCAPSE un papillon qui pond dans la pomme. Sa larve s’en délecte.

On peut aussi ruser pour écarter le MELIGETHE (ette) qui mange les fleurs de colza. Pas de fleurs pas de récolte.

On sème deux variétés de colza dont l’une fleurit plus tôt l’insecte se jette sur la première et s’en va voir ailleurs continuer son cycle de vie. On peut récolter la seconde. Sans l’avoir aspergé de pesticide. L’agriculteur ne paie pas plus cher. Le vendeur a la preuve qu’il a fait un effort et n’est pas pénalisé. L’expérimentation de ces certificats d’économie de pesticides doit durer 5 ans.

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