On pensait que manger des poissons d’élevage protégeait les poissons sauvages. Et c’est faux, d’après l’association Bloom.

Ferme piscicole
Ferme piscicole © Getty / gece33

Les poissons d'élevage sont nourris avec des poissons prélevés dans le milieu naturel : les sardines, les anchois, et même du krill (de toutes petites crevettes pêchées en Antarctique).

Le tout est broyé et transformé en farine, en huile pour nourrir les poissons d’élevage comme les saumons et les daurades. Il sert aussi à alimenter des animaux qui n’ont pas besoin de protéines marines : les cochons, la volaille, et les visons élevés pour leur fourrure. Ça en fait des bouches ! 25% des captures en mer finissent leur vie dans les assiettes des élevages terrestres.

Un impact sur la vie sauvage

Les petits poissons sont mangés par les gros. Si on vide les océans les gros carnivores ne trouvent plus leur pitance. C’est le cas notamment du thon et du cabillaud. Sans compter les oiseaux pêcheurs qui n’ont plus grand-chose à se mettre dans le bec. La farine de poisson et l’aquaculture participent à la surexploitation des océans.

Depuis les années 1950, 25% des captures sont ces petites espèces qualifiés de "poisson fourrage". La majorité de ces espèces sont pourtant comestibles pour l’homme.

Et pourtant, on pensait que l’aquaculture allait sauver les océans

Un exemple de vraie fausse bonne idée. Devant les baisses des captures en mer, on s’est lancé dans l’élevage. Cela semblait aussi une bonne solution pour remplir nos assiettes et épargner un peu la vie sauvage.

La pêche des poissons fourrage est contraire au code de conduite sur la pêche responsable élaborée par la FAO, l’organisation des nations unies pour l’alimentation. Elle conseille de cibler des espèces non commerciales pour fabriquer les farines.

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