Pourtant les industriels ont fait des efforts. Le conseil national de l’emballage fait le point ce soir sur l’éco conception des emballages.

Même si les industriels ont fait des progrès, les emballages alimentaires sont encore trop nombreux
Même si les industriels ont fait des progrès, les emballages alimentaires sont encore trop nombreux © Getty / Richard Bosomworth

Ça vous agace quand vous avez fait vos courses de déballer les produits et de remplir la poubelle de carton ou de plastique ?

On accuse toujours les industriels de "sur-emballer" leur produit. Ça arrive encore. C’est vrai. Les canadiens ont trouvé une expression : on emballe une souris toute petite dans un éléphant énorme. L’éléphant c’est l’emballage.

Mais depuis quarante ans on a fait des progrès. Je prends l’exemple du pot de yaourt : dans l’emballage il y a des bulles d’air. Cela permet de diminuer son poids de dix pour cent. C’est l’intérêt des industriels !

Quand on utilise moins de matière pour fabriquer les emballages, on fait des économies. Comme pour les coûts de transport qui diminuent : les produits pèsent moins lourd. On peut en charger plus sur un camion.

Mais il faut que les consommateurs soient d’accord. Les industriels ont subi un échec cinglant avec les écorecharges lancées dans les années 2000.

Je prends un exemple : mon bidon de lessive liquide acheté il y a 15 ans. Quand il est vide j’utilise des écorecharges. Des sacs en plastique souples remplis de liquide de détergents. Alors oui c’est une économie de matière et oui ça demande de la manipulation : couper le sac avec un ciseau, le verser dans le flacon, s’énerver parce qu’il en reste dans le sac plastique, essayer de rincer le reste en ajoutant de l’eau. C’est du vécu Patrick. Et maintenant pour trouver des écorecharges dans les magasins il faut se lever de bonne heure.

« Elles n’ont pas trouvé leur public » reconnait Michel Fontaine Président du Conseil National de l’Emballage.

Mais il existe des exemples de réussite.

La lutte contre l’obésité des emballages a effectivement bénéficié de l’écoconception : les faire maigrir et penser à leur fin de vie, lorsqu’ils deviennent déchets pour faciliter leur recyclage. La bouteille d’eau plate a perdu près de 13 grammes. 5 grammes pour les canettes de boisson. Plus de 100 grammes pour les bouteilles d’huile en verre.

La part des emballages dans les déchets a chuté. Mais c’est aussi au consommateur de trier à l’achat et de choisir les produits les moins emballés.

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