vache
vache © Fotolia
C'est la mode ces dernières années de tout transformer en équivalent d'émission de CO2 ou de méthane , deux gaz qui renforcent l'effet de serre et participent au réchauffement climatique. Manger de la viande reviendrait à aggraver le phénomène. Mais tout dépend de la bestiole.Il y a presque 4 fois plus de CO2 dans 1 kg de bœuf que dans un kg de porc. Parce que les porcs ne ruminent pas. Activitée propre à la vache qui s'accompagne de rots. Or ces rejets gazeux sont du méthane. Un gaz dont le pouvoir réchauffant est 20 fois supérieur à celui du gaz carbonique. Mais même l'élevage de porcs émet du CO2. Pourtant, devenir végétarien ne changerait pas grand chose. D'après [une étude de l'INRA](https://www4.inra.fr/alimentation-humaine/Decouvrir-nos-recherches/Nos-resultats-de-reche), l'institut national de recherches agronomiques, remplacer la viande par des fruits et des légumes n'est pas la solution, parce que dans ce cas là, on consomme plus pour emmagasiner la même quantité de calories. Et on constate une augmentation de l'impact carbone... pas une diminution. L'idéal pour le climat serait de manger moins. C'est la conclusion des chercheurs. Mais elle est récusée par les professionnels du[ syndicat des entreprises françaises des viandes](http://www.sniv.fr/). Il trouve aberrant de comparer la production d'un kilo de viande avec les émissions de CO2 d'un trajet en voiture. C'est le dada des association écologistes. Un kilo de veau c'est l'équivalent de 220 kilomètres . Or , on choisit rarement entre manger et conduire. Et on mange rarement un kilo de viande par repas. Mais surtout : on oublie que l'agriculture est aussi une pompe à gaz carbonique. L'herbe, les prairies ont besoin de CO2 pour pousser. Et la végétation est une ressource renouvelable. Alors que le raffinage du pétrole émet du gaz carbonique et que le pétrole lui n'est pas renouvelable. La solution serait d'équilibrer ses repas et de choisir des produits de saison - pas de cerises ou de tomates en hiver - et surtout privilégier les circuits courts. Achetez si possible au plus près de chez vous. La distance entre le producteur et le consommateur ne devrait pas dépasser 150 kilomètres au maximum. **LA MINUTE de la BIODIVERSITE** [Un insecte fossile chante encore. ](http://www.bbc.co.uk/nature/16878292)C'est l'histoire d'une sauterelle qui vivait au temps des dinosaures. Non seulement elle a traversé les millénaires mais elle nous donne une idée des sons qui rythmaient les nuits dans les forêts du Jurassique. **François Letourneux** de l'Union internationale pour la conservation de la nature nous raconte son histoire.
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.