L'inventaire des rejets polluants dans l'atmosphère en France... Avec des molécules en voie de disparition.

Pas de secret depuis que le plomb a été interdit dans les carburants la pollution s’est écroulée. Le CITEPA, le centre d’études de la pollution est chargé de l’inventaire des polluants : il recense la présence de 30 substances dans l’air que nous respirons : comme les particules, elles ont des conséquences sur notre santé. Et 7 gaz à effet de serre : ils aggravent le changement climatique.

Ce recensement s'appuie sur les déclarations des pollueurs : plusieurs milliers de sites industriels mais aussi agricoles. Et sur les statistiques. Combien de voitures vendues et quels modèles, essence ou gazole…

Autre exemple : la direction générale de l’aviation civile suit les trajets des aéronefs à la trace et calcule : combien de passagers, quel est le poids des bagages, quelle est la quantité de carburant embarquée et la route empruntée en fonction de quoi elle détermine la quantité de gaz à effet de serre émise par le trajet.

Et depuis les années 90 on constate une diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Grosse baisse de 31% dans la production d’électricité. Ce sont les derniers effets de la montée en puissance des centrales nucléaires. Auxquels s’ajoute un changement du mixe énergétique : avec un remplacement du fuel et du charbon par le gaz et les énergies renouvelables.

Baisse aussi pour l’industrie manufacturière. La réglementation sur les émissions est devenue plus sévère. Sans doute. Mais la récession économiques et les délocalisations sont passés par là – malheureusement puisque cela signifie des avalanches de suppressions d’emplois – la crise économique a fait le plus gros du travail de réduction.

Mais il y a encore des mauvais élèves.

Augmentation des émissions dans le résidentiel.

Plus 11% dans le secteur des transports par route. Sans doute, les véhicules sont de plus en plus performants. Enfin sauf quand on triche …N’est-ce pas Volkswagen ? … Mais comme le trafic n’a cessé d’augmenter les émissions ont suivi le même rythme.

C’est le cas aussi pour les particules et les oxyde d’azotes crachés par les moteurs diesel. C’est d’ailleurs un paradoxe : ils consomment moins donc crachent moins de gaz carbonique mais ils empoisonnent nos poumons.

Comme s’il fallait choisir entre mourir asphyxié par la pollution de proximité ou cuit par le réchauffement climatique.

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