À l’occasion du congrès sur le bâtiment durable qui s’ouvre aujourd’hui à Marseille.

Notre climat est tempéré : moins 15 degrés à plus 40 moyenne.

Avec le changement climatique c’est le coup de chaud qui va menacer les bâtiments durables et compromettre leur capacité à nous garder au frais.

Car pour protéger du froid, les nouvelles constructions basse consommation savent faire. On arrive à diviser sa consommation d’énergie par 5 voir 6.

Mais en été, c’est une autre affaire !

L’isolation contre le froid ne protège pas du chaud ?

Pas nécessairement répond Thierry Salomon qui organise ce congrès.

L’énergie solaire entre par les fenêtres et même les murs qui chauffent.

Tous les appareils électriques produisent de la chaleur. Ils se sont multipliés dans les logements avec l’informatique, qui s’ajoute aux écrans télé, aux produits blancs, comme les réfrigérateurs.

Et nous humains nous sommes des radiateurs nous ajoutons des calories à l’air ambiant.

Le tout dans ces nouveaux bâtiments construit pour nous isoler du froid.

Et à tout ça s’ajoutent les conditions extérieures.

Il n’y a pas d’alizés en France, ces vents capables de donner un courant d’air et de rafraîchir un peu l’atmosphère. Il existe des îlots de chaleur en ville, le béton et le bitume emmagasinent la chaleur. Il fait plus chaud en milieu urbain qu’à la campagne. Le bruit n’incite pas à ouvrir les fenêtres.

Et de toute façon le propre de la canicule c’est que la température descend à peine la nuit. Mieux vaut ne rien ouvrir.

Alors il y a bien des solutions : la climatisation. Si elle est bien conçue elle n’est pas trop énergivore. Mais bien souvent, les habitants se précipitent pour acheter le premier appareil venu, à roulettes, pour le placer dans la pièce à refroidir et là c’est le bilan énergétique est catastrophique.

En région PACA la consommation a doublé en été. Mieux vaut un bon ventilateur et ce réflexe de laisser les fenêtres et les volets fermés.

Avec le climat qui se réchauffe, même le bâtiment dit durable ne protège pas. Et ça va poser des problèmes aux centrales nucléaires obligées de produire plus en été. Elles puisent dans les fleuves pour se rafraîchir. La canicule augmente la température de l’eau et diminue leur débit. On n’est pas sorti de l’auberge climatique.

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