Plus de 500 portes ouvertes pour sensibiliser à la bonne bouffe comme aurait dit Jean Pierre Coffe.

manger bio et local
manger bio et local © Maxppp / Lionel Vadam

Le vendredi et le samedi la boutique de la ferme est ouverte.

A côté d’une cinquantaine de vaches élevées en agriculture biologique, nourries à l’herbe. . On y trouve du lait, des yaourts, de la crème, du fromage blanc. Ils pratiquent la vente directe.

Sylvie et Laurent Groult sont éleveurs dans la Manche.

Ils livrent aussi les collèges, les écoles, les AMAPS, Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, un regroupement de consommateur et de producteur en circuit court comme on dit. Les produits ne font pas douze fois le tour de la terre avant d’arriver dans votre assiette.

Laurent s’est converti au bio il y a 18 ans. Par conviction, « pour être en cohérence avec la nature » dit il. Pour ne plus la polluer. Et quand on l’interroge sur la crise du lait qui secoue l’agriculture traditionnelle, il évacue la question mais ajoute « le bio est mieux rémunéré, je gagne ma vie ».

Bio c’est déjà bien mais local c’est encore mieux.

Moins il y a d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur plus les prix sont bas.

La France est auto suffisante en bio aux trois quarts. Mais en ce qui concerne les produits exotiques, le café, le cacao, les fruits et même encore des légumes importés d’Espagne, le bilan carbone rend les produits un peu moins bios. Plus ils viennent de loin plus leur transport émet des gaz à effet de serre.

Alors que les produits cultivés et vendus localement en crachent peu.

D’après Stéphanie Pageot la présidente de la fédération française de l’agriculture biologique, plus d’un agriculteur sur deux vend à ses voisins.

La crise agricole fait elle progresser le bio ?

La vague de conversion au bio s’est effectivement accélérée. Le bio c’est une progression de 17% des surfaces en deux ans.

Ils gagnent mieux leur vie mais ils suent autant sinon plus que les agriculteurs traditionnels. Pourtant ils touchent moins d’aides européennes. Ils estiment qu’ils devraient être rémunérés pour les services écologiques rendus par la bio.

Plus tendre avec la nature que les pesticides.

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