Le bilan 2016 de la récupération des médicaments non utilisés.

Borne de recyclage de médicaments dans une pharmacie de Lyon
Borne de recyclage de médicaments dans une pharmacie de Lyon © Maxppp / PHOTOPQR/LE PROGRES

On en a tous dans notre armoire à pharmacie. Au cas où, ou par négligence. Ce sont généralement les personnes les plus âgés qui stockent. Mais d’après Cyclamed, l’éco organisme qui gère la récupération et le recyclage, les Français sont toujours plus nombreux à avoir ce réflexe : les rapporter à la pharmacie. Avec un taux de récupération de 63%. Notre armoire a fondu elle est passée d’un kilo 700 à un kilo 400.

L’important en tout cas c’est de ne pas les jeter à la poubelle, pour éviter les pollutions, la majorité de nos déchets sont encore mis en décharge. Ils risquent donc de contaminer les sols et l’eau.

Les pharmaciens sont obligés de les reprendre.

Et ils le font bénévolement. Ce sont les industriels du médicament qui financent le système.

Mais comment s’y prendre : il faut d’abord enlever les emballages et la notice que vous jetez dans la poubelle de tri pour qu’ils soient recyclés. Ensuite direction la pharmacie. Les médicaments sont stockés dans une caisse puis celui qui livre les médicaments neufs repart avec ce stock. Il est envoyé dans l’un des 55 incinérateurs français qui récupèrent la chaleur. Les médicaments non utilisés sont donc valorisés en produisant de l’énergie.

Tout le monde ne joue pas le jeu

Ça dépend des régions. En queue de peloton : la Corse. Le réflexe quand on vit sur une île c’est de tout conserver. Explique le président de Cyclamed. Thierry Moreau Defarges reconnait tout même que les tonnages récupérés en France ont un peu chuté. Son explication : la consommation de médicament a légèrement baissé.

Sa priorité maintenant c’est d’insister sur la séparation des emballages. Vous verrez bientôt à la télévision deux spots de sensibilisation.

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