Affiche
Affiche © Vacances Propres /

À l'heure des sports d'hiver, quelques évidences sur les déchets sauvages.

Imaginons que l’on déshabille la montagne de toutes ses remontées mécaniques. Plus une trace de pylônes et de câbles.

Je suis capable de les tracer sur une carte… comment ? En suivant la route des déchets. Il y en a partout sur le sol mais ils s’accumulent sous les télésièges. Instant magique de repos où l’on fume une cigarette, où l’on mange une barre de céréales. L’emballage et le mégot, on en fait quoi ? Les mêmes qui s’émerveillent des beautés de la montagne, de la dernière neige qui vient de tomber, jettent leurs déchets par terre.

Au printemps, on ramasse 70 tonnes de déchets par an sur les pistes de ski.

Les vacanciers se plaignent de ne pas trouver de poubelles pour jeter leurs déchets.

Depuis 45 ans, l’opération Vacances Proprespropose une solution. Des sacs poubelles reconnaissables à leurs rayures pour qu’on les repère de loin, sont installés en montagne en hiver, partout en été pour inciter les vacanciers à ne plus abandonner leurs déchets par terre.

À l’origine de cette campagne, le PDG de ce qui à l’époque ne s’appelait pas encore Danone Antoine Riboux.

Nous sommes au début de la consommation nomade… initiée par les entreprises. Les petites bouteilles d’eau en plastique, les petits emballages pour grignoter ailleurs qu’à la maison. Sauf que les industriels n’avaient pas prévu que les humains allaient se comporter comme des singes et jeter les déchets par terre. Quand c’est une peau de banane ce n’est pas grave. C’est biodégradable. Quand c’est du plastique avec une marque écrite sur l’emballage, c’est autre chose. Et celui nuit à l’image de marque des produits : c’est de la contre publicité.

D’où la campagne « vacances propres »

Elle a évolué. Hier on commentait les jetés de déchets comme un match de foot.

Aujourd'hui les affiches montrent une photo de déchet et un message « Vous pouvez laisser une plus belle trace sur terre ».

La photo c’est par exemple celle d'un gobelet jeté par Marine le 25 février 2011. Aujourd’hui il est toujours là. Il pollue, les yeux et l’environnement.

Le jeteur prouve son incivilité et son indifférence à la nature. Cette nature qui le motive à marcher ou à skier.

L'équipe

Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.