La centrale de Cruas-Meysse
La centrale de Cruas-Meysse © EDF

C’est la nouvelle idée d’EDF pour prolonger son parc : les centrales nucléaires vont s’adapter à la production des énergies renouvelables.

Vous avez déjà vu des éoliennes en panne de vent. Elles ne tournent pas. Dans ce cas vous avez toujours du courant chez vous. C’est le nucléaire qui assure la production de base de notre consommation. Plus que de base d’ailleurs si l’on considère qu’il assure plus de 75% de notre demande.

Mais la loi sur la transition énergétique prévoit une baisse de l’atome pour descendre à 50%. Pour ça c’est mathématique il faut fermer des centrales.

Or on nous parle aujourd’hui de prolonger leur durée de vie de 10 ans. Même si la semaine dernière, François Hollande a réitéré sa promesse de diminuer la part de l’atome, il renvoit ça à l’après élection présidentielle… qui sera président ?

Et il n’est pas nécessaire de fermer des centrales répond EDF il suffit qu’elles produisent moins quand les énergies vertes sont au taquet

Quand les renouvelables produisent beaucoup.

Mais une centrale nucléaire ne se conduit pas comme une voiture : on appuie sur l’accélérateur et ça bondit on appuie sur le frein et ça stoppe. Moduler la puissance d’un réacteur c’est beaucoup plus délicat. Mais ça se fait déjà.

On peut manœuvrer à la hausse ou à la baisse en une trentaine de minute et sur 80% de la puissance.

Avec la croissance des énergies renouvelables EDF envisage de doubler le nombre de réacteurs pilotés ainsi.

Cela permettrait de conserver le parc nucléaire en l’état.

Simplement il produira moins.

C’est une idée étrange : la maintenance des centrales, leur mise aux normes pour répondre aux exigences de l’après catastrophe nucléaire de Fukushima, tout cela coûte très cher. On pourrait donc dépenser des fortunes pour ne pas utiliser l’atome à sa pleine capacité.

Evidemment cela aura aussi un coût en terme de sûreté : la variation de puissance entraîne des contraintes sur la chaudière et le circuit principal du réacteur.

Les aciers fatiguent.

On contrôle répond EDF elle-même contrôlée par l’autorité de sûreté nucléaire. Qui reconnaît : Il y a effectivement un risque accru de fissures dans les installations. Mais puisque tout est surveillé comme le lait sur le feu, au moindre souci on arrête le réacteur.

Jouer au yoyo avec le nucléaire c’est une idée qui déplait fortement aux écolo.

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