Un dernier round de négociations s'ouvre aujourd'hui à Bonn en Allemagne avant la conférence climat de Paris

On ne sait pas encore si cette grande conférence mondiale sera un succès mais ce qui est d'ores et déjà historique c'est l'engagement des pays en voie de développement et émergents. Depuis 22 ans que les négociations internationales sur le climat existent, c'est la première fois que les pays les plus pauvres s'engagent à réduire ou à stabiliser leurs émissions de gaz à effet de serre.Le Mali, l'Ethiopie ou encore les Philippines font partie des 149 Etats qui ont dévoilé leur plan de lutte contre la pollution atmosphérique, avant le rendez-vous de Paris en décembre.Prenez un pays comme l'Ouganda, il représente 0,099 % des émissions mondiales. et bien ce pays ravagé par des années de guerre civile vise quand même une diminution de ses émissions de- 22% en 2030. Bien sûr, l'avenir dira si ces engagements seront tenus mais ce qu'il faut surtout retenir c'est le changement d'attitude.Car jusqu'à récemment, la position des pays du sud était de dire aux pays riches : "c'est vous qui avez pollué la planète, depuis votre révolution industrielle au 19ème, vous êtes responsables, à vous de régler le problème". Une position figée dans le protocole de Kyoto de 1997 qui fixe des réductions de gaz à effet aux seuls pays industrialisés. Alors que l'accord de Paris de décembre prochain a l'ambition d'être universel. Mais les pays les plus pauvres posent des conditions notamment financières. Sandy : Ils veulent de l'aide pour financer la transition énergétique. un exemple emblématique, de l'argent pour construire des digues autour des îles Tuvalu menacées d'être englouties par l'Océan Pacifique.Les pays les plus pauvres disent aussi : « si vous ne voulez pas qu'on passe par la case révolution industrielle pour nous développer (à l'ancienne) avec des panaches de fumée noire qui s'échappent de cheminées faites des transferts de technologie...dans le photovoltaique...dans l'éolien."et puis il y a une autre revendication...Les pays les plus pauvres sont également souvent les plus vulnérables au péril climatique : typhon, élevation du niveau de la mer, sécheresse, ils demandent une compensation pour les catastrophes naturelles...c'est la notion des "pertes et dommages". Voilà quelques uns des points cruciaux qui restent à affiner dans le brouillon d'une vingtaine de pages de l'accord qui sera soumis aux négociateurs aujourd'hui à Bonn.

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