Le changement climatique pourrait faire basculer dans l'extrême pauvreté jusqu'à 122 millions de personnes de plus d'ici 2030. C'est ce que dit un nouveau rapport de l'ONU

Le changement climatique pourrait faire basculer dans l'extrême pauvreté jusqu'à 122 millions de personnes de plus d'ici 2030
Le changement climatique pourrait faire basculer dans l'extrême pauvreté jusqu'à 122 millions de personnes de plus d'ici 2030 © AFP / Led / Cultura Creative

La FAO l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, s'alarme des conséquences d'une planète à plus de 2°C sur la sécurité alimentaire. La multiplication de phénomènes climatiques extrêmes : inondations, sécheresse, salinisation des terres. Tous ces facteurs menacent les petits producteurs : baisse des rendements et flambée des prix des denrées alimentaires.

Conclusion de la FAO : entre 35 et 122 millions de personnes pourraient basculer dans l'extrême pauvreté d'ici 14 ans. L’Afrique subsaharienne est la principale région concernée.

Les plus vulnérables sont ceux qui contribuent le moins au réchauffement climatique. L'agriculture fait face à un défi sans précédent : nourrir demain neuf milliards d'habitants sur la planète tout en préservant l'environnement et réduisant les rejets de CO2. Le secteur représente une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre.

Quelles solutions propose la FAO ?

Il y a urgence à soutenir les quelques 500 millions de petits exploitants à travers le monde pour qu'ils s'adaptent au changement climatique et passent à une agriculture durable.

Le rapport insiste sur le besoin de diversifier les cultures pour préserver les sols, employer des variétés qui utilisent efficacement l'azote mais aussi une meilleure gestion de la fertilité des sols. Or les petits producteurs n'ont que très peu accès aux banques, aux nouvelles technologiques ou encore aux services météorologiques.

L'agriculture bénéficie de milliards de dollars de subventions chaque année. Il faut conditionner cette aide à des pratiques durable dit la FAO. L'agence onusienne assez critique sur les subventions accordées pour les engrais chimiques et les pesticides.

Selon une estimation citée par le rapport, il faudrait 210 milliards de dollars par an pour aider les petits agriculteurs des pays en voie de développement en Afrique, en Asie et en Amérique.

Ça parait beaucoup ? Ce sera toujours moins cher que l'inaction d'après la FAO.

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