Carte de France des victimes de pesticides
Carte de France des victimes de pesticides © Généraration future

C’est une première : la carte de France des victimes des pesticides est publiée ce matin par l’association Génération Future

Il avait un chat. Il est mort. L’autopsie a révélé qu’il avait été empoisonné par les pesticides. Le propriétaire du chat est un médecin il est sur la carte des victimes des produits phytosanitaires. Un chat me direz-vous on s’en moque !

Alors rappelez-vous : il y a deux ans à Villeneuve de Blaye en Gironde : 23 élèves de l’école primaire ont été pris de vomissements et de maux de tête. Malades après la pulvérisation de pesticides sur les vignes.

« Ne vous taisez pas » c’est l’appel de l’association Génération Future qui publie aujourd’hui la carte de France de ceux qui se déclarent victimes des pesticides.

Il y a ceux qui osent protester : ils sont près de 500. Mais les autres ?

Et les agriculteurs ne répondent pas toujours gentiment.

Si vous n'êtes pas content vous n'avez qu'à déménager : c'est souvent ce qu'entendent les victimes. Elles n'osent pas saisir la justice pour éviter d'être montrées du doigt. Et de rendre la cohabitation avec le voisinage agricole encore plus difficile.

Une des solutions serait d'interdire les épandages à proximité des maisons. Comme c'est possible autour des crèches, des écoles ou des établissements de santé.

Mais comment fixer la distance. L'Agence Nationale de sécurité sanitaire ne sait pas : 5 mètres, 500, 100 ?

Pour le moment la réglementation exige des agriculteurs que les produits restent sur la parcelle.

Si c'était le cas, l'air resterait respirable aux alentours. Les riverains ne seraient pas indisposés.

Il ne faut pas les utiliser si la force du vent est supérieure à 3 sur l'échelle de Beaufort.

Selon les molécules utilisées, le champ doit être interdit pendant 48 à 72 heures. Or les promeneurs ne sont pas informés.

Il faudrait envisager des panneaux "circulation interdite"

Ils existent en Angleterre pour prévenir : attention zone traitée. L'association Génération future réclame que la France les adopte. Et qu'elle oblige les agriculteurs à planter des manches à air dans les chams pour vérifier la vitesse du vent.

Elle soutient également la proposition de France Nature environnement : séparer la vente de pesticides du conseil. Comment croire que les marchands de pesticides aient intérêt à inciter les agriculteurs à réduire les doses. A en acheter moins.

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