C’est la semaine pour les alternatives aux pesticides.

Génération future
Génération future © GE /

Coup de projecteur sur un échec : la réduction de l’usage des pesticides en France.

Il s’appelle Rex c’est un chien. Il enterre son os. C’est son réfrigérateur à lui. Lorsqu’il veut le déterrer une mauvaise herbe lui barre le chemin. Il vais chercher un arrosoir avec du round up. Il asperge la plante indésirable, elle est morte et il déterre son os et le déguste. C’est le scénario d’une publicité pour le fameux round up et le glyphosate. Message de la pub : « round up le désherbant biodégradable ».

Quand on constate l’efficacité de cette matière active sur la végétation, on a peine à croire que ce produit est sans effet sur l’environnement et les humains.

La végétation est calcinée en quelques heures. Comme c’est beau cette coulée de couleur brune qui remplace le vert…

La pub en question a été dénoncée par les ONG et retirée des écrans. En 2007, le tribunal de Lyon condamne Monsanto pour publicité mensongère. Aujourd’hui l’Europe doit se prononcer le renouvellement de l’autorisation de la molécule herbicide.

Et l’objectif de diminuer l’usage des pesticides agricoles en France est loin d’être atteint.

Ils sont en augmentation de 16% en 2014. Alors que le Grenelle de l’environnement prévoyait de les réduire de moitié d’ici deux ans. C’est foutu.

Le ministère de l’agriculture l’a reconnu en adoptant un nouveau plan baptisé Ecophyto 2. Puisque le plan 1 court à l’échec. Le plus simple c’est évidemment de repousser l’échéance : 2050. En France, on est doué pour prendre le temps d’être en retard. Et pour ne pas tenir ses promesses qui n’engagent ….

Que ceux qui y croient encore … mais pourquoi cet échec ?

Il y a toujours de bonnes raisons.

Une année ce sont les conditions météorologiques pourries : elles favorisent le développent des insectes et champignons ravageurs de cultures. Alors on traite.

Une autre année c’est parce que la météo a été clémente pour les cultures… avec de bonnes perspectives de rendement. ET on ne veut pas en perdre un grain alors on traite préventivement. Au cas où l’appétit des ravageurs de cultures se réveilleraient. C’est un cercle vicieux. Quelque soit la couleur du ciel, on traite.

On nous parle aujourd’hui de drones ou de données satellites pour gérer les champs. Permettre aux agriculteurs de mettre la bonne dose au bon moment ni plus ni moins. Encore des frais pour les agriculteurs. Quand il suffirait comme le démontrent beaucoup d’entre eux de marauder dans les cultures. De repérer les insectes ravageurs, de s’apercevoir qu’il a son ennemi personnel, un insecte qui va le manger. Laisser faire la nature.

En tout cas sur le pavé parisien on va marcher samedi prochain pour dire stop aux pesticides.

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