L’Europe menace de nous condamner pour continuer à chasser un petit oiseau, l' Ortolan, une espèce protégée.

Il est plus petit qu’un moineau. Il tient dans ma main. Et pourtant iI est capable de migrer sur 7000 kilomètres. Il n’appartient pas à la France.

Les oiseaux migrateurs n’appartiennent à personne. Surtout lorsqu’ils sont classés espèce protégée. On n’a pas le droit de les chasser. Et pourtant…

30 000 Ortolans sont capturés, tués et dégustés chaque année dans les Landes.

Au nom de la tradition. la recette de l’ortolan figure dans le livre de cuisine d’Alexandre Dumas publié en 1873.

De grands amateurs comme François Mitterrand ont bravé la loi. Mais quand on est président de la République…

Mais cette fois ci l’Europe se fâche.

Elle apprécie peu le double discours de la France. Officiellement elle interdit la chasse mais officieusement elle a organisé un système de tolérance.

La tolérance n’est évidemment pas une notion juridique ; ce qui est interdit est interdit.

elle ferme les yeux sur le braconnage en espérant que cette tradition va dispaitre faute de braconniers. Elle verbalise peu.

C’est la Ligue pour la protection des oiseaux qui fait le boulot. 11 braconniers viennent d’être condamnés mais ils ont fait appel.

Un ortolan peut se négocier jusqu’à 150 euros.

La tradition ça rapporte.

Mais ça pourrait couter cher à tous les contribuables. La cour européenne de justice est saisie. La France risque une amende de 90 millions d’euros.

Et ce ne sont pas que les braconniers qui vont payer.

Quel est ce gout pour des piafs minuscules.

Parce que l’ortolan n’est pas la seule victime. 500 000 passereaux sont tués chaque année en France, direction la casserole. Parmi eux des rouges gorge, des pinsons. Certains sont capturés pour alimenter un trafic d’oiseaux chanteurs, direction la cage. Personnellement je préfère m’assoir dans l’herbe pour les écouter chanter.

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