Une Renault Zoé bleu en phase de charge
Une Renault Zoé bleu en phase de charge © AVERE

La France déploie de nouvelles stations service pour les véhicules électriques.

Et ça ne sent pas l’essence : une prise et le plein peut commencer.

La France compte 11 000 bornes de recharge accessibles au public plus celles qui équipent des bâtiments privés. Mais le déploiement est plus lent que prévu. Surtout dans le privé. Quand les propriétaires se rendent compte qu’il faut casser du béton pour installer une prise sécurisée. Ce qui paraissait être un investissement supportable devient dissuasif.

1 500 euros par borne, qui s’ajoutent au prix de la voiture électrique plus chère que son homologue thermique, ça donne à réfléchir.

D’où le coup de pouce annoncé par le ministère de l’environnement.

Grâce aux certificats d’économie d’énergie. Qu’est ce que c’est ? Les grands énergéticiens ont l’obligation de nous inciter à chasser le gaspi. Vous changez votre vieille chaudière pour une basse consommation : vous recevez un chèque. Pour l’avoir expérimenté franchement ça vaut le coup.

Désormais ces certificats, cette aide financière, est possible pour les recharges de voitures électriques dans les bâtiments privés, habitation ou entreprises.

De quoi financer 12 000 bornes d’après l’AVERE, l’association de promotion du véhicule électrique.

Ce n’est pas le premier plan de relance de la mobilité électrique

Et on peut s’interroger : pourquoi ça marcherait mieux aujourd’hui qu’il y a 25 ans ? A l’époque la technologie n’était pas mâture nous disent les industriels. On a transformé des modèles thermiques en voiture électrique. La carrosserie était trop lourde, les batteries souffraient de ce qu’on appelle l’effet mémoire. Il fallait attendre qu’elles soient vides pour les recharger pour ne pas les dégrader.

Aujourd’hui les voitures sont pensées dès le départ pour être propulsées à l’électricité et les batteries peuvent être rechargées à tout moment.

On a doublé l’autonomie pour atteindre plus de 150 kilomètres avec un plein.

Pourtant, les prévisions de vente sont loin d’être atteintes. 65 000 véhicules électriques roulent en silence en France.

On est encore loin des 2 millions espérés lors du Grenelle de l’environnement.

Et comme l’enfer est pavé de bonnes intentions, faut il vraiment souhaiter que les ménages s’équipent ? C’est de l’électricité nucléaire disent les écologistes.

Les défenseurs de la mobilité électrique répondent : si l’on atteint les 2 millions de voitures ça n’avalera pas 1% de la production d’énergie électrique. Une petite goutte d’atome dans le moteur.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.