Les chercheurs du CNRS ont mesuré une centaine de ces oiseaux dans le Poitou-Charente . Ils ont comparé le moineau des villes deNiort et deLa Rochelle au moineau des champs.

Une évaluation de leur taille, de leur poids et de la quantité de graisse stockée au niveau du cou...Conclusion : les moineaux urbains sont plus petits que les moineaux ruraux (de 5 à 10 %), ils pèsent moins lourds : 26 grammes contre 28 en moyenne MAIS surtout, ils sont plus gras en ville qu'à la campagne, surtout les jeunes .

Les oiseaux urbains ont une mauvaise alimentation pendant leur croissance. Les jeunes ne mangent pas assez de grains et d'insectes et trop de restes d'aliments humains : sandwich, pizza, frites... En gros, le moineau des villes passe trop de temps aux terrasses des cafés à picorer.

La malbouffe serait-elle l'une des raisons pour expliquer la chute des populations de moineaux en Europe, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Belgique ou encore en Allemagne ? En plus d'autres facteurs déjà observés comme le bruit ou la pollution ? C'est ce que vont tenter de déterminer les chercheurs.

A Paris, les bénévoles du CORIF, une association ornithologique, eux-aussi s'inquiètent. Ils notent une diminution du moineau de 5 % par an entre 2003 et 2007. Surtout dans les quartiers chics. Plus le mètre carré flambe, moins il y a d'oiseaux ! Cette corrélation étonnante a déjà été observée à Londres. L'explication : dans les quartiers chics, les rues et les facades sont mieux entretenues, il y a moins d'herbes folles où trouver des insectes et moins de trous pour faire son nid.La mairie a décidé de prendre en compte le mal-être des moineaux.À la demande des défenseurs des oiseaux, les travaux sur certains kiosques à musiques des parcs parisiens seront reportés à la fin de la saison de nidification.

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