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IFRECOR © Mazeas Franck

C’est une semaine risquée pour les récifs coralliens. Un amendement sur la loi biodiversité a retoqué l’interdiction de leur destruction.

Avez-vous déjà vu un ministre plonger ? Je veux dire : pas dans les sondages, mais sauter à l’eau. C’était il y a 9 ans au sommet climat de Bali. Jean Louis Borloo alors ministre de l’environnement va planter une branche de corail au fond de la mer. Geste symbolique pour dire l’urgence de cesser leur destruction.

Le corail s’élève très bien et la reprise dans le milieu naturel est bonne conforme Guillaume Holzer de l’association Coral Guardian, les gardiens des coraux en français.

Ce n’est pas une raison pour saccager les récifs existants. Or les sénateurs ont voté contre l’interdiction de leur destruction. L’article revient vendredi sur le bureau du parlement.

Mais pourquoi vouloir exploiter le corail ?

Pour des raisons économiques. Il ne faut pas contraindre le développement des îles tropicales françaises. Voilà le discours que l’on a entendu au Sénat.

Elles sont besoin de draguer les ports. Elles ont besoin de matériaux : le corail aussi majestueux dans les fonds marins, multicolore, le corail sert de vulgaire remblais, de matériaux de construction.

C’est si simple et moins cher. Après de trois ans de bataille juridique les écologistes ont réussi à torpiller le projet du port de Fort de France en Martinique : il voulait s’agrandir il a du revoir ses ambitions à la baisse. Les écologistes ont réussi à protéger l’essentiel des récifs.

On a pourtant entendu depuis 4 ans à quel point la France est exemplaire sur le climat et la biodiversité.

La France est le deuxième état du monde propriétaire de récifs coralliens. Juste derrière l’Australie et sa grande barrière.

Elle a la responsabilité de plus de 57 000 kilomètres carrés répartis dans trois océans.

Elle a affiché une volonté farouche de les protéger. En 1999, elle crée l’Ifrécor, l’initiative française pour les récifs coralliens. Sauvegarder les récifs, les mangroves, les herbiers, c’est l’objectif aujourd’hui piétiné par les sénateurs.

Les coraux sont plus générateurs de richesse quand ils sont vivant : ils attirent les touristes, servent de nurseries et de ressource alimentaire aux poissons.Qui eux alimentent la pêche.

Ils souffrent déjà de l’augmentation de la température de l’eau, ce n’est peut pas utile d’en rajouter.

Et si vous voulez manifester votre émotion une pétition est en ligne sur le site de l’association Corail Guardian : les gardiens des coraux.

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