Je m'appelle Boubacar Traoré et je vis depuis 13 ans le nez sur le périphérique

Boubacar Traoré 13 ans élève au collège parisien Georges Rouault veut nous raconter sa vie, le nez collé sur la pollution du périphérique.

BOUBACAR :

Depuis tout petit, je respire l'air pollué.

Je suis né à la maternité Robert Debré qui est juste en face du périphérique.

La cour de ma crèche et de mon école maternelle était à l'angle du boulevard des Maréchaux : encore de la pollution !

Mon école élémentaire était collée à mon collège : juste en face du périphérique. Je respirais encore les particules fines de la pollution.

Lorsque je sors de chez moi pour aller au collège, devinez par quel chemin je passe ? Sous le périphérique.

Quand je vais jouer au foot : Le stade est collé aux voitures qui roulent sur le périphérique.

Heureusement je ne suis pas asthmatique comme 4 élèves de ma classe. Alors que je suis constamment près de la pollution.

Et quel est le risque ?

Dès les années 60 on redoutait les conséquences sanitaires.

Les pouvoirs publics ont réagi : On a multiplié les capteurs pour surveiller.

Un peu comme si lorsque Boubacar avait 40 degrés de fièvre, sa maman prenait sa température toutes les demies heures.

Mais sans appeler le médecin pour le soigner, elle aura beau vérifier

BOUBACAR : j’aurai toujours 40 de fièvre

Là c'est pareil, on multiplie les mesures mais on n’agit pas efficacement pour soigner l'air et épargner nos poumons.

Les voitures sont de moins en moins sales c'est vrai mais comme elles sont de plus en plus nombreuses…

BOUBACAR :

Donc moi je risque de faire partie des 40 000 morts prématurés en France à cause de la pollution de l’air ?

Oui

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