Barak Obama avec les repésentants européens au sommet de Copenhague
Barak Obama avec les repésentants européens au sommet de Copenhague © Pete Souza. Maison Blanche

A une semaine du Sommet Climat de Paris, le point sur les engagements des Etats-Unis.

Barack Obama se veut plus écolo que les écolo, oui mais… chat échaudé.

Un peu d’histoire. Nous sommes au Sommet Climat de Bali en 2007. Al Gore s'invite. Battu à l'élection présidentielle de son pays 7 ans plus tôt, il a endossé l'armure d'un chevalier vert : la lutte contre le changement climatique est devenu son combat.

A Bali, il déclare « les Etats Unis vont devenir le chef d'orchestre de la défense du climat ».

A l'époque l'espoir, c'est l'élection d'Obama à la présidence des Etats-Unis. Il est élu. C'est son premier mandat. Vous allez voir ce que vous allez voir.

Et on n’a pas vu grand-chose...

Si ! L’exploitation galopante des gaz de schiste.

Il y a 6 ans, lors de son discours au Sommet climat de Copenhague, la scène est pathétique. Il arrive par la petite porte pour monter sur la tribune quand les autres chefs d'État traversent la salle plénière au milieu des délégués de 196 pays. Il repart par la petite porte. Après un discours creux sans engagement et prononcé d'une voie atone. On doit reconnaître qu'il n'a pas repris à son compte les propos de ses prédécesseurs, les Bush père et fils "le mode de vie des américains n'est pas négociable". En clair, de quel droit nous imposer de réduire notre consommation d'énergie pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre ? Il n'a pas dit ça Obama . Mais il n'a rien fait. Ou presque. Et aujourd’hui les Etats-Unis soufflent le chaud et le froid.

Suspension des autorisations de forages en Arctique. Non au pipe-line qui devait transporter le pétrole des sables bitumineux canadien aux Etats-Unis. Et patatra. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry déclare : l’accord de Paris sur le climat ne devra pas être contraignant. C’est une manœuvre à usage interne : rassurer le congrès américain qui ne veut brader ni la souveraineté des Etats-Unis ni la croissance économique du pays. Raisons pour lesquelles les USA n’ont pas ratifié l’accord de Kyoto. Mais c’est une manœuvre qui met la pagaille dans la diplomatie internationale. François Hollande lui répond très agacé : « Si ! L’accord sera contraignant ».

C’est une fausse querelle.

L’accord de Kyoto était contraignant… Mais à quoi bon puisqu’il n’y a pas de sanction en cas de non respect des engagements sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Chaque pays est son propre gendarme. Et peut mentir sur le respect de sa parole.

Barack Obama est plus courageux puisqu’il n’est pas soumis à une échéance électorale. Il s'est engagé à réduire les émissions de son pays de 26 à 28% d'ici 2025. Mais cette pseudo réduction correspond au pire à une augmentation des rejets et au mieux à une stabilisation.

Une vingtaine d'enfants américains de 8 à 19 ans viennent de réclamer un engagement plus ambitieux devant la justice. La plainte qui inquiète l'industrie pétrolière.

L’association Our Children's Trust, basée dans l'Oregon a initié cette démarche.

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