La COP 21
La COP 21 © Cop 21

Le point sur le financement de la lutte contre le changement climatique.

Le financement de l'adaptation au changement climatique : c'est la clé d'un accord possible à Paris en décembre. Ce weekend end en marge de l'assemblée générale des Nations Unies à New York, une quarantaine de chefs d'Etat vont déjeuner ensemble.

Au menu : les sous. La France devrait annoncer un effort supplémentaire. Elle verse aujourd'hui moins de deux milliards et demi de dollars par an. Et ce ne sont pas des dons mais essentiellement des crédits. D'après la Fondation Nicolas Hulot, la France privilégie les pays émergeants comme la Chine quand les besoins des pays en voie de développement sont immenses.

L'enjeu c'est aussi de les aider à s'adapter. Mais on sait qu'il est plus rentable d'investir dans les énergies renouvelables en Chine ou en Inde que dans l'adaptation des cultures résistantes à la sécheresse ou dans l'irrigation sobre en eau en Afrique.

La question c'est aussi de remplir les caisses du fonds verts.

100 milliards de dollars par an d'ici 2020. La somme parait démesurée. Mais elle ne représente que 0,14% du Produit Intérieur Brut mondial. 100 milliards de dollars quand la coupe du monde de football au Qatar va coûter au moins 150 milliards.

Pour le moment les Etats dits riches ont contribué à hauteur de 10 milliards. Et ce ne sont pas des espèces sonnantes et trébuchantes. Ce sont des promesses et des lettres d'engagement. Et les promesses on sait qu'elles n'engagent que ceux qui y croient.

L'argent n'a pas encore été investi. Le dépenser pour financer des projets dès maintenant, avant le Sommet Climat, serait de bon augure pour mettre la COP 21 sur la voie d'un accord.

Et puis il y a la fameuse Taxe sur les transactions financières voulue par François Hollande.

Et ça, ça pourrait remplir les caisses d'après l'association Oxfam. Jusqu'à 35 milliards par an. Avec une taxe de 0,1% sur les actions et les obligations. 0,01% sur les produits dérivés. Le tout concernant 11 pays membres de l'Union européenne.

On n'évoquera sans doute pas cette taxe ce weekend à l'ONU à moins que François Hollande ne la mette au menu de ce déjeuner entre chefs d'Etat. Et puis autre idée : une taxe carbone. Taxer la pollution pour financer la dépollution et le développement propre. Idée déclarée judicieuse en mai dernier par des industriels réunis à Paris. Mais depuis certains ont entamé un rétropédalage.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.