Forage à Tritteling en Moselle
Forage à Tritteling en Moselle © Marieke Stein /

L’opinion publique ne veut pas de gaz de schiste, elle commence à se mobiliser contre le gaz de couche.

Elle s’appelle Marièke Stein. Elle est maître de conférence à l’université de Lorraine. Elle a découvert par hasard l’ouverture d’une enquête publique sur l’exploration de gaz de couche. Une petite affiche repérée en sortant d’un restaurant.

C’était en septembre dernier.

Le projet concerne trois communes dont la sienne, Longeville les saint Avold en Moselle.

Elle est passée par plusieurs sentiments : l’étonnement, l’émotion, la colère et la volonté de savoir.

Gaz de couche qu’est ce que c’est ? Et quelle est la différence avec le gaz de schiste ?

Tous les deux sont qualifiés de gaz non conventionnels. Cela signifie qu’ils ne sont pas emprisonnés dans un réservoir, une poche dans le sous sol. Là il suffit d’un forage et ça sort tout seul.

Le gaz de couche est prisonnier du charbon. Comme pour le gaz de schiste Il faudrait donc forcer la roche pour qu’elle accepte de le libérer.

Faux d’après l’entreprise Française de l’Energie qui veut forer : le charbon est comme une éponge imbibée d’eau. Il suffirait de pomper l’eau pour extraire le gaz.

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Il n’y aurait donc pas besoin d’utiliser la technique de la fracturation hydraulique.

Interdite en France. Mais notre amie Marièke se méfie. Ce qu’une loi a fait une autre loi peut le défaire. Un changement de majorité présidentielle pourrait lever l’interdiction. Son combat contre les projets de forages – Et elle n’est pas toute seule – elle le mène aussi à détricoter les arguments de la société qui veut faire des trous dans le sous sol.

La Lorraine a un passé minier. L’exploitation du charbon a fourni du travail à des générations d’habitants. La dernière mine a fermé en 2 004. L’exploitation n’était plus rentable.

Ca a entraîné un embouteillage devant les bureaux qui ne s’appelaient pas encore Pôle emploi. Des vies ravagées par le chômage.

Donc évidemment, le premier argument : c’est la création d’emplois.

L’entreprise vante aussi les mérites du gaz de couche : son empreinte carbone serait 10 fois inférieure à celle du gaz que nous importons.

Il émettrait moins de gaz à effet de serre.

Ce serait aussi intéressant pour notre indépendance énergétique : l’exploitation de cette ressource locale permettrait de satisfaire 25% des besoins la Lorraine pendant plus de 20 ans.

Pas sûr que les opposants aux gaz de schiste et de couche soient convaincus.

Ils manifestent à Barjac dans le Gard dimanche prochain.

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