La commission baleinière internationale se réunit à compter d’aujourd’hui en Slovénie. Car on chasse encore la baleine au vingt et unième siècle.

Le Japon continue de chasser la baleine
Le Japon continue de chasser la baleine © Getty / ullstein bild

Vous souvenez vous du courage de ces militants sur leur canot pneumatique. Lilliputien devant des navires gigantesques, ils s’interposaient entre les bateaux, leurs harpons et les baleines.

Ça a fait la gloire de Greenpeace.

La commission baleinière internationale est à l'origine un club de chasseur de baleines qui a décidé de se réunir pour assurer la survie de son activité économique. En 1986, le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine entre en vigueur. L'objectif c'est de laisser les baleines souffler pour reconstituer les stocks. Mais la nature a besoin de temps. Et pendant ce temps, d'autres animaux ont pris la place de la viande de baleine dans les assiettes des pays chasseurs. D'autres matériaux ont remplacé l'huile de baleine.

Ou les baleines des corsets que portaient nos grands-mères.

La chasse n'est plus une nécessité alimentaire comme elle l'a été pour le Japon au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Et pourtant le Japon continue de tuer des baleines.

Car il y a une faille dans cet accord international. La chasse commerciale est interdite, mais la chasse scientifique est autorisée.

C’était une autre époque où l’on pensait que pour étudier une espèce il fallait d’abord la tuer. Le Japon s’est engouffré dans la brèche. Depuis 1986 il a tué plus de 15 000 baleines. Pour répondre à une pseudo passion de recherche scientifique. C’est une farce. Evidemment la viande termine dans les assiettes. Lors du premier accord de réduction des gaz à effet de serre à Kyoto savez vous qu’on servait de la viande de baleine à table.

Et le pays n’est pas sanctionné.

Comme pour la majorité des accords internationaux. La sanction c’est « je te fais les gros yeux, je te dénonce ». Ça fait peur n’est ce pas.

Cette semaine ils vont encore être grondés par les pays non chasseurs mais ils s’en moquent les japonais.

L’autre enjeu de cette réunion c’est un projet de sanctuaire dans l’atlantique Sud où naviguent 50 espèces de cétacés.

Mais même si cela est acté, les japonais pourront aller y pratiquer une pêche dite scientifique. Tuer pour étudier un animal c’est étrange non ?

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