Pompe Muséifiée, Loiret
Pompe Muséifiée, Loiret © F Goglins

Vous faites quoi vous quand le prix de l’essence dégringole ? Vous profitez de la hausse de votre pouvoir d’achat pour investir dans une voiture électrique ou vous faites le plein de carburant ?

Vous faites le plein.

Il y a 5 ans, quand le prix du baril du pétrole franchissait les 110 dollars, on nous disait que cela allait durer 10 ans. Aujourd’hui il est en chute libre : c’est durable nous disent encore les économistes. Personne n’en sait rien. Mais il y a une certitude :

Aux États-Unis champions des grosses bagnoles, les automobilistes avaient commencé à acheter des petites voitures, désormais ils se ruent sur les 4X4.

Eolienne
Eolienne © Romain C

La baisse du prix du pétrole n’est pas une bonne nouvelle pour le climat.

Il y a une bonne nouvelle : le pétrole rapporte moins aux industriels donc ils ont moins d’argent pour faire des trous et chercher de nouvelles ressources dont ils n’ont pas besoin puisqu’ils sont englués dans ce pétrole qu’ils ne peuvent pas vendre.

Il y a de fausses bonnes nouvelles : C’est bon pour la compétitivité de la France et la croissance nous dit François Hollande. Monsieur le Président, qui parait il nous écoute, si ça baisse chez nous c’est que ça baisse partout ailleurs dans le monde. Nous ne sommes donc pas avantagés par rapport aux autres.

Il y a de mauvaises nouvelles : dans les années 70 lors des chocs pétroliers, la France a investi dans les économies d’énergie. Parce que le pétrole était cher. Ces investissements demandent du temps pour se construire et être efficaces. C’est le prix du pétrole qui nous a incité à faire ce choix. Si le prix baisse … on n’investit plus.

Oui mais quand le prix fait du yoyo, baisse, hausse, Comment faire ?

Le réguler. Faire en sorte de lisser le prix pour l’empêcher de nous allécher quand il n’est pas cher. Bref taxer le pétrole.

Ca fait râler tout le monde je sais. Ça existe en France. Mais c’est presque indolore pour notre porte monnaie. Comment voulez vous qu’une industrie ou un particulier décide d’investir dans la lutte

anti gaspi s’il ne sait pas quel sera le prix de l’énergie dans un ou deux ans. Le yoyo du prix du pétrole n’incite ni au courage. Ni à l’investissement dans l’écologie.

« Cette volatilité du prix n’est pas une bonne nouvelle » confirme l’économiste Benjamin Dessus ,

Président de Global Chance.

Et pour s’en affranchir, il faut se désengager du pétrole. Ce serait bon et pour l'économie et pour l'écologie. Comme quoi leurs intérêts sont communs.

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