Thermographie aérienne pour repérer les fuites thermiques
Thermographie aérienne pour repérer les fuites thermiques © Radio France

Une nouvelle campagne d’information pour relancer la rénovation énergétique des logements. C’est une histoire vraie : une adolescente tente de rester concentrée sur ses études alors qu’elle est saisie par le froid : elle porte des gants, une doudoune, elle ne travaille pas dehors. Elle est dans sa chambre où elle écrit, où elle essaie d’étudier malgré la température. Sa maison est une passoire thermique. Ses parents ont cessé de monter le chauffage : ça coûte trop cher. Donc il fait froid. Mais elle est rigolote Loula elle dit j’ai un domicile fixe. Un lit. Mais j’ai froid. Elle vit dans une famille en précarité énergétique comme on dit. Comme près de 4 millions de ménages. Généralement équipés de convecteurs électriques, le grille pain qui ne chauffe pas et coûte cher. Alors on l’éteint. A quoi sert de payer des calories qui passent au travers des murs et de la toiture.

Pourtant des aides sont disponibles pour isoler les logements.

Pour les propriétaires et les locataires. Bon évidemment lorsque vous louez un logement, vous ne voyez pas l’intérêt de dépenser de l’argent dans un bien qui ne vous appartient pas. Même si cela peut diminuer vos dépenses énergétiques.

Les aides intéressent plus volontiers les propriétaires :

Comme l’Éco- Prêt à taux zéro qu’ils occupent ou louent leur bien. Montant maximum : 30 000 euros. Ou encore le crédit d’impôt : il permet de déduire 30% de ses dépenses.

L’agence nationale de l’habitat finance également des travaux de rénovation thermique, à condition de faire appel à des professionnels, des artisans labellisés RGE : Reconnus Garants de l’Environnement. Il faut aussi s’engager dans un "bouquet" de travaux. Sauf à prouver qu’un simple changement de fenêtre, pour du double vitrage, vous permet d’atteindre un haut niveau de performance énergétique.

Généralement, cela va de pair avec l’isolation du toit, des murs extérieurs, le changement de la chaudière pour une basse consommation ou le recours aux énergies renouvelables.

Mais quand on a du mal à payer ses factures c’est difficile d’investir. Même si on est aidé.

Il y a cinq ans, on a cru assainir l’immobilier en rendant obligatoire l’étiquette énergie qui classe les logements de A à G.

« A » signifie que la consommation est inférieure à 50 kilowatt heure le mètre carré.

« G » correspond à un gouffre énergétique : 450 kilowatt heure !

L’objectif étant d’inciter les propriétaires à investir pour valoriser leur bien. C’est loin d’avoir convaincu la majorité d’entre eux.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.