campagnol
campagnol © Sylvouille

L’alerte des éleveurs du Cantal en guerre contre les rats taupiers.

On les appelle aussi les campagnols. Il n’est pas bien gros ce rongeur. Mais quand il pullule, il est capable de ravager une prairie. Elles mangent quoi les vaches quand toute l’herbe des praires de pâture a été dévorée par les rats. Elles mangent quoi quand les prairies destinées à être fauchées pour faire du foin ont été dévastées. Les éleveurs sont obligés d’acheter des aliments pour les nourrir.

Jusqu’à 100 000 euros par an pour certains regrette le Président de la Fédération départementale des syndicats agricoles.

Il réclame que les scientifiques trouvent une solution plus efficace que les techniques actuelles.

Il existe un poison : la Bromadiolone. C’est un puissant anticoagulant qui provoque des hémorragies internes. Si le campagnol meurt sous terre dans ses galeries, il n’y pas de dégâts collatéraux. Mais si c’est en surface, il peut être mangé par un rapace ou un renard…et provoquer leur mort. La Bromadiolone a provoqué la chute des populations de milan royal dans le massif central.

Il existe aussi un gaz le PH3 que l’on peut injecter dans les galeries.

Mais cette lutte prend du temps que n’ont pas forcément les agriculteurs.

Il n’y a pas de solution miracle reconnaît l’écologiste Pierre Athanaze. Mais un cocktail de moyens et notamment le retour des prédateurs comme le renard. Il se délecte des campagnols. Sauf que les chasseurs n’aiment pas le renard qui mange aussi le gibier à plumes. Des perdrix, des faisans d’élevage lâchés dans la nature à la veille de l‘ouverture de la chasse. On en libère 20 millions par an pour servir de cible. C’est tout juste s’ils savent voler : c’est facile pour le renard de les attraper. Le renard a donc été déclaré nuisible dans presque tous les départements français. On peut le tuer. Le campagnol peut donc labourer tranquillement les prairies.

La situation parait inextricable.

Quand on est en face d’une pullulation de campagnols, c’est trop tard. Il faut entamer la lutte quand il y en a peu. Et multiplier les moyens de lutte. C’est ce que fait le Parc Naturel Régional du Vercors. Il n’exclue pas le poison mais pose des pièges dans les galeries du campagnol, des perchoirs pour faciliter l’installation des rapaces, il ne tue pas les renards. Il espère que le rat taupier ira voir ailleurs.

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