La chasse aux blaireaux est ouverte dans 74 départements français. Et d'après les écologistes, elle est particulièrement barbare.

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blaireau © Fotolia

Les chasseurs font entrer leurs chiens dans le terrier des blaireaux. La proie se réfugie au fond de son terrier pour tenter d'échapper aux crocs des chiens.

Les aboiements permettent aux chasseurs de repérer la position du blaireau dans la terre... ils creusent, saisissent la bête avec de longues pinces, le tirent à l'extérieur, le tuent et le lancent aux chiens. L'opération peut durer jusqu'à 8 heures.

Cette chasse est baptisée du joli nom de déterrage ou de vènerie sous terre...

En 2009 le championnat de France de déterrage aurait réuni 3 000 équipages et plus de 100 000 chiens.

La chasse est pourtant fermée. Mais monsieur blaireau "bénéficie" de plusieurs mois de prolongation.

Y compris lorsque nous sommes en période de sevrage des petits comme c'est le cas en ce moment.

La bestiole causerait des dégâts importants aux cultures.

Le blaireau est accusé de retourner la terre des champs pour y trouver des vers. De croquer dans les épis de maïs encore tendres.

On le soupçonne aussi d'être responsable d'éboulement sur les routes et les voies ferrées.

Pour les chasseurs il s'agit donc de réguler l'espèce, de faire en sorte que la population ne soit pas trop nombreuse. Pour limiter les dégâts.

On ne sait pas évaluer les populations de blaireau... il n'y a pas de recensement national mais certaines zones ont été étudiées et on a trouvé une densité de 6 blaireaux pour 10 kilomètres carrés. En tout cas pour les écologistes de l'ASPAS l'Association pour la protection des animaux sauvage, la chasse n'est pas motivée par la régulation d'une espèce qui n'est pas classée nuisible, c'est une chasse de loisir.

L'ASPAS lance une pétition sur son site internet pour demander au premier ministre et au ministre de l'écologie d'interdire ce mode de chasse. Et de classer le blaireau espèce protégée.

LA MINUTE DE LA BIODIVERSITE

Et les élevages de félins destinés à la médecine chinoise...

Il y a de moins en moins de lions et de tigres dans la nature... alors un nouveau commerce est né.

François Letourneux de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

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