La centrale de Cruas dans la Drome
La centrale de Cruas dans la Drome © Fred-niro

Rapport annuel de l'autorité de sûreté nucléaire

Fessenheim : bonne élève des centrales nucléaires, avec Saint Laurent des Eaux et Penly.

Fessenheim ? la doyenne promise à la retraite par François Hollande. Surprenant non ?

En bas du classement : Gravelines et Cruas.

Sur le pan national la situation est satisfaisante. Voir bonne. C’est le commentaire du gendarme du nucléaire. Avec 1200 incidents recensés en 2015.

Tout compris : que ce soit les réacteurs d’EDF, les centres de traitement des déchets ou encore l’usage médical de l’atome.

La majorité est classée 0 sur l’échelle de gravité. 120 sont au niveau UN. Moins de 10 atteignent le niveau deux.

Ils sont en bas de l’échelle internationale des incidents et accidents nucléaires.

Elle classe la gravité des évènements de 0 à 7. (7 c’est Tchernobyl et Fukushima).

Et pour le parc de centrale nucléaire montré du doigt par nos voisins européens tout irait donc bien.

Les centrales ont déclaré 600 incidents en 2015. La moitié de ces 600 incidents a eu lieu en dehors du bâtiment réacteur…dans la zone non nucléair.

Nous sommes en 2016 et les hoquets de ces derniers mois, comme les imperfections des ouvrages de l’usine Areva au Creusot n’y figurent pas.

On sait que certaines cuves de réacteur, là ou se produit la réaction nucléaire, souffrent de la même maladie que celle de l’EPR en construction : une anomalie dans la structure du métal. L’enquête est en cours.

Je rappelle que ce sont les exploitants qui ont l’obligation de déclarer le moindre pépin à l’Autorité de sûreté nucléaire. S’ils ne le font pas, ils sont punis. Enfin, mis en demeure de réparer le défaut d’information et le problème technique. Et grondés très fort. Pas de sanction financière.

Ce classement prend trois critères en compte :

  • La qualité de la radio protection c'est-à-dire la capacité de protéger les travailleurs du nucléaire.

  • La protection de l’environnement : les centrales ont un droit à polluer, à rejeter des éléments radioactifs, elles ne doivent pas aller au-delà des autorisations de rejets.

  • Enfin la sûreté de l’exploitation et de la maintenance.

Et malgré un bilan plutôt positif, le gendarme du nucléaire est inquiet.

« Inquiet pour l’avenir » confie le président de l’ASN, Pierre Franck Chevet. Préoccupant cet avenir. Les caisses des exploitants du nucléaire se vident quand les investissements exigent de l’argent. Surtout si l’on prolonge la durée de vie des centrales de 10 ans.

L’avenir est encore plus préoccupant si le gendarme du nucléaire n’a pas les moyens humains de surveiller les installations. Il réclame depuis longtemps 200 postes de plus il en a obtenu 30. Dans ces conditions, la priorité est de veiller sur les installations qui fonctionnent et pas sur l’EPR toujours et encore en construction. Que sa cuve soit définitivement défaillante ou pas, il attendra le diagnostic de l’ASN.

Ce qui compte aujourd’hui c’est la sûreté du parc existant.

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