Le ministère de l’environnement a fait plancher des architectes paysagistes sur le littoral de 2070. Un concours d’idées dont les résultats seront dévoilés demain.

La-Faute-sur-mer
La-Faute-sur-mer © Antoine Feldmann

Cette chronique commence par 29 morts. Noyés par la tempête et la vague de submersion de la tempête Xynthia en février 2010 sur la Vendée.

La Faute sur mer inondée et meurtrie. L’un des projets n’est pas né par hasard. L’auteur Antoine Feldman est né dans le village d’à côté, il connaît la Faute sur Mer et ses habitants. Pour lui les causes et les conséquences du drame il faut les chercher en amont à l’intérieur des terres. Et dans le fleuve le Lay qui a été endigué. Il ne peut s’étaler en cas d’inondation. La Faute est coincé entre le fleuve et l’océan et a grandi sur un banc d’accumulation de sable. Ailleurs la mer ronge la côte ici elle l’engraisse. Dans les années 70 on a donc décidé d’agrandir la ville sur cet espace gagné sur la mer.

Son projet pour 2070 :

Trois scénarios :

Soit on endigue de plus en plus pour protéger les maisons. Mais peut on être plus forts que les vagues ?

Soit on transforme l’agriculture intensive qui couvre les terres en prés salés, milieu plus ouvert qui permettrait à l’eau de s’étaler. Bref on arrête de tenter en vain de la canaliser et de lutter contre elle.

Le tourisme et les campings les pieds dans l’eau devraient eux aussi reculer dans les terres.

Enfin le bâti existant doit s’adapter : avec la création d’un premier étage dans les maisons et d’un velux dans le toit pour échapper à la noyade.

Ce premier concours doit présenter 30 projets. Et une nouvelle philosophie : partager avec la nature et cesser de se battre contre elle. En France la quart du littoral recule sous les assauts de la mer.

Jusqu’à plusieurs mètres par an sur certains linéaires côtiers. Alors faut il ériger des murs des digues qui coûtent une fortune à construire et à entretenir ?

Où faut il préserver les éléments naturels qui nous aident à nous protéger contre les colères des océans ? Ce sont les zones humides, les dunes et ailleurs dans les DOM TOM les mangroves et les barrières de corail.

Bref protéger tout ce que nous nous sommes évertué à détruire pour construire du béton.

La Faute-sur-Mer
La Faute-sur-Mer © Antoine Feldmann

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