Tous les deux ans le Fonds mondial pour la nature publie l’état de santé de la planète On la mange on l’épuise !

Quatre espèces de grands singes sur six sont ainsi menacées d'extinction
Quatre espèces de grands singes sur six sont ainsi menacées d'extinction © Getty

Le dernier rapport Planète Vivante qui sort aujourd’hui n’est pas optimiste.

Nous sommes les nouveaux dinosaures. Nous avons pris une place dominante au sommet de la chaîne alimentaire.

On dévore tout. Depuis 1970 nous sommes responsables de la perte de 58% des espèces de vertébrés.

Nous sommes coupables de la disparition des zones humides. Or il y a des habitants, des poissons, des amphibiens, leur abondance a diminué de 81%.

Et j’en passe pour ne pas vous accabler de chiffres. Tous les milieux souffrent qu’ils soient marins ou terrestres.

Et même les bonnes nouvelles n’en sont pas réellement

Le rythme de la déforestation aurait diminué. Mais les chiffres sont biaisés : la FAO l’organisme de l’Onu en charge de l’agriculture a décidé que les plantations industrielles étaient équivalentes aux forêts naturelles.

Dans une monoculture d’hévéa ou d’eucalyptus qui remplacent les arbres que l’on a coupé il y a de la matière première destinée à l’industrie mais pas grand-chose d’autre. Dans une forêt naturelle on compte des milliers d’espèces.

Autre bonne nouvelle entre guillemets : l’empreinte écologique des pays riches a diminué de 5%. Malgré cette baisse notre appétit est toujours supérieur à la capacité de la planète à se régénérer. A renouveler ses ressources.

Et on sait pas pourquoi on ne sait pas faire la part des choses entre la crise économique, le chômage et la baisse de la consommation qui l’accompagne, et les progrès en efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Ce qui n’empêche pas que nous demandions à la planète plus qu’elle ne peut en donner.

Si toute l’humanité vivait sur le même train de vie qu’un français il faudrait 3 planètes pour subvenir aux besoins.

Si les Etats-Unis nous mettaient à leur régime il faudrait presque 5 planètes.

Espérons que le WWF ne soit jamais obligé de titrer son rapport Planète Morte à la place de Planète vivante.

L'équipe

Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.