L’Association française des biotechnologies végétales nous dit aujourd’hui que les OGM sont dépassés.

Champs de maïs
Champs de maïs © Getty / Catherine Ledner

Vous regardez les étiquettes quand vous faites vos courses ? Vous évitez les produits OGM. Et demain ? Comment ferez vous pour ne pas acheter les NBT s’ils ne sont pas étiquetés comme tels ? C’est une nouvelle technique de modification des plantes et des animaux.

Les scientifiques estiment que ces variétés ne sont pas différentes de ce qui existe sur terre, de ce que les agriculteurs à force de croisement végétal ont produit. On croise les meilleurs plantes, on cumule leurs qualités et on donne naissance à des plantes qui produisent plus. C’est l’histoire de l’agriculture. Et un jour sont arrivés…

Les OGM. Organismes génétiquement modifiés. Aujourd’hui dépassés par une technique rapide et moins coûteuse.

Prenons l’exemple du maïs : Les scientifique ont trouvé dans des variétés un gène résistant à la sécheresse. Mais il est timide. On l'a modifié pour que la plante exprime ce gène plus fortement et que le maïs soit plus résistant en cas de manque d’eau.

Une centaine d’espèces végétales sont ainsi testées dans le monde.

Mais les écologistes sont déjà vent debout.

Allons nous vivre à nouveau ces querelles qui ont secoué la société lors de l’apparition des OGM ?

C’est le risque pour Alain Deshais, le Président de l’Association française des biotechnologies végétales qui organise un colloque sur le sujet aujourd’hui. Et ça risque d’être houleux car les opposants se sont inscrits aux débats.

D’un côté les scientifiques veulent sortir des éprouvettes et faire des essais en plein champs.Ils estiment que ces nouvelles biotechnologies ne présentent aucun risque. Donc inutile de les réglementer.

De l’autre les écologistes répondent que ces techniques sont des OGM déguisés. Il faut les encadrer. Voire les détruire.

Le débat public est inévitable. Les scientifiques savent qu’ils ne peuvent plus s’enfermer dans leur labo et dire « on sait, on a raison, laissez nous faire » ils sont obligés de partager leurs connaissances et de répondre aux critiques.

Alain Deshais fait un parallèle intéressant :

Quand le général de Gaulle a décidé de lancer le programme électronucléaire français, il l’a fait tout seul dans son coin avec les ingénieurs spécialistes du dossier. La société civile n’a pas été consultée. Aujourd’hui ce serait juste impossible.

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