La Sélune
La Sélune © Radio France / NASF

Les écologistes et les pêcheurs en eau douce dénoncent une nouvelle reculade du gouvernement.

Et plus exactement de Ségolène Royal. La ministre de l'écologie vient de remettre sur le métier le projet d'arasement de deux barrages sur la Sélune, une rivière qui coule en amont du Mont Saint Michel. Et qui compromet la migration des poissons.

En clair elle se donne 6 mois de réflexion alors que toutes les études et la commission d'enquête ont émis un avis favorable à la destruction des ouvrages.

Les 2 barrages hydroélectriques produisent une énergie renouvelable mais ils ne représentent que 0,04% de la production électrique nationale. Une goutte d'eau.

Mais leur destruction couterait 53 millions d'euros. "On ne va pas dépenser 53 millions d'euros pour faire passer des poissons !" a commenté Ségolène Royal.

Le Collectif "Les Amis de la Sélune" dénonce la remise en cause des engagements de l'Etat. En 2009, le gouvernement de François Fillon et Jean Louis Borloo alors ministre de l'écologie avaient annoncé qu'ils ne renouvelleraient pas la concession hydroélectrique et qu’ils ne s’opposeraient pas à l'effacement des deux barrages.

L'enjeu est poissonnier parce que les poissons ont besoin de retrouver des zones de frayère. Mais il s'agit aussi de respecter plusieurs directives européennes. L'une sur la continuité écologique des cours d'eau. L'objectif étant de rétablir de la fluidité, de la liberté afin de permettre à la biodiversité et notamment aux poissons de voyager librement.

L'autre sur le bon état écologique des cours d'eau.

Les écologistes rappellent qu'en 1993, la vidange des barrages avaient provoqué une pollution dans la Baie du Mont Saint Michel.

L'effacement de ces barrages était une des rares décisions qui avait survécu au Grenelle de l'Environnement.

Mais elle ne faisait pas plaisir à tout le monde.

Les agriculteurs en aval s'inquiétaient des pluies qui pourraient dévaler et endommager leur terre une fois les ouvrages effacés. Ils ne joueront plus leur rôle de tampon. Des élus locaux craignaient pour l'économie de la vallée. Un collectif anti démolition défend la base nautique créée grâce à l'un des barrages.

Et lui aussi parle d'un risque de pollution. Les ouvrages retiennent des sédiments bourrés de métaux lourds qui risquent de se retrouver dans la Baie.

Réponse des pros démolition : Une majorité de citoyens veulent les voir disparaître.

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