L’appel des Colibris est lancé par Pierre Rabhi aux candidats à l’élection présidentielle. Mais pourquoi ce nom, "Colibris" ?

 "Je fais ma part" : le mot d'ordre de la légende du colibri a inspiré Pierre Rahbi
"Je fais ma part" : le mot d'ordre de la légende du colibri a inspiré Pierre Rahbi © AFP / LUIS ROBAYO

C’est une très belle légende amérindienne. La forêt brûle. Les animaux sont totalement paniqués. Arrive l’oiseau mouche, le colibri minuscule. Et il décide de faire le pompier, des allers retours entre la rivière et l’incendie. Il remplit son petit bec d’eau et va verser les gouttes sur le feu. Ses amis animaux plus gros se moquent de lui : « tu n’as pas la prétention d’éteindre cet incendie avec des gouttes d’eau ! ». Et il répond « je sais mais je fais ma part ».

L’opération Colibris c’est bien ça : demander aux candidats à la présidentielle de faire leur part : une grande place pour l’écologie dans leur programme. Pétition à la clé.

Toutes les associations s’y mettent pour interpeller les prétendants à l’Elysée.

Le fonds mondial pour la nature les a invités à s’exprimer chacun à leur tour devant la communauté du WWF pendant 45 minutes. C’est un peu la réplique du Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007. Avec moins de retentissement médiatique. Deux candidats ont passé leur grand oral.

Et comme vous l’avez dit tout le monde apporte sa liste de doléances comme si c’était une lettre au père Noel. La fédération des agriculteurs bio réclame notamment les subventions qu’ils ne reçoivent pas.

La Fabrique écologique détaille 14 propositions : de la rénovation énergétique en passant par un dossier éco citoyen, de l’école primaire à la terminale les élèves consigneraient leurs connaissances environnementales et serait interrogés lors des examens comme le brevet et le bac.

La SFEN société de l’énergie nucléaire se rappelle également au souvenir des candidats pour défendre l’atome.

Et ça sert à quelque chose d’interpeller les candidats ?

Oui. Pour cette présidentielle on n’a jamais autant parlé d’écologie. Cela n’est pas un tsunami. Mais les candidats le font spontanément. Après… paroles, paroles, paroles.

On verra, les associations sont souvent déçues par les actes.

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