L’association nationale pour la protection du ciel publie son bilan annuel sur la lutte contre la pollution lumineuse.

Si vous voyez quelqu’un prendre des photos de vitrines commerciales et de bâtiments publics après une heure du matin, ne vous étonnez pas : ce sont les bénévoles de l’association. Ils traquent les éclairages illégaux. Depuis 2013 la loi interdit les éclairages la nuit.

1 heure du matin pour les bâtiments publics jusqu’à 7 heures. Une heure après la fermeture des magasins pour les vitrines.

Une heure après la fermeture des bureaux quand ils ne sont pas occupés. Comme si on n’éteignait pas la lumière en sortant de son lieu de travail… il suffit de constater que Radio France ressemble à un sapin de Noël la nuit. Il y a des salariés qui travaillent la nuit, mais il y aussi des bureaux vides qui restent éclairés.

Quel est le bilan ?

Sur trente villes de France étudiées, le bonnet d’âne est décerné à Bordeaux : 70% de sites non conformes, allumés quand ils devraient être éteints.

Meilleure élève : Lille avec 10 % seulement de lieux en infraction. Sinon la plupart des villes étudiées flirtent avec les 69%. Le bilan est donc extrêmement mitigé.

Vous allez me dire : trente municipalités seulement ont passé ce test. Je rappelle qu’il s’agit de bénévolat.

D’ailleurs l’association regrette que les pouvoirs publics, les collectivités locales et les forces de l’ordre ne fassent pas la chasse à la lumière la nuit. C’est la loi.

Et ce n’est pas seulement pour économiser l’énergie, c’est aussi pour la qualité de sommeil des riverains et l’environnement. Protéger les oiseaux migrateurs qui perdent le Nord attirés par les lumières et les passereaux qui viennent se fracasser contre les murs et les vitrines éclairées.

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