Un p'tit feu de cheminée en Ile de France... C'est permis ou interdit ?

Un petit rappel des faits : en mars 2013, un arrêté inter préfectoral interdit la pratique dans la capitale et dans les zones les plus sensibles de l'Ile de France. Plus de 400 communes sont concernées. C'est l'une des mesures du plan de protection de l'atmosphère qui devait entrer en vigueur au début de cette année. Mais la ministre de l'environnement estime cette réglementation inutile, sans impact sur la qualité de l'air. Elle fustige une fois encore l'écologie punitive. Ségolène Royal demande au Préfet d'interdire l'interdiction, de supprimer la mesure.

En mars dernier, l'association Ecologie sans frontière dépose plainte. En juillet elle obtient gain de cause. Les feux de bois dans des foyers ouverts sont donc interdits. Mais la ministre de l'environnement a demandé une révision du plan de protection de l'atmosphère pour les autoriser à nouveau.

Ils sont 30 fois plus polluants que les foyers fermés ou les poêles à bois labellisés Flamme Verte. Airparif, le réseau de surveillance de la qualité de l'air en Ile de France confirme : lors des pics de pollution aux particules fines, la moitié des particules viennent du trafic routier, l'autre moitié du chauffage au bois.

Un foyer ouvert ce n'est pas un appareil de chauffage : avec 10% seulement de rendement. Contre 80% pour un appareil performant.

La combustion est médiocre : d'où les émissions de particules.

D'où l'interdiction. Alors évidemment on ne va pas mettre un gendarme derrière chaque cheminée ouverte. Il n'y aura pas de sanction reconnait l'Association Ecologie sans Frontière. Mais cette mesure permet de faire de la pédagogie et de l'éducation à la protection de l'environnement.

Le bois est tout de même une énergie renouvelable.

C'est pour cela que les appareils labellisés Flamme Verte bénéficient d'un coup de pouce fiscal. Un crédit d'impôt de 30% sur le cout de l'équipement installé par un professionnel agréé. Si vous ne payez pas d'impôt l'Etat vous envoie un chèque. Damien Mathon du Syndicat des énergies renouvelables a pris sa calculette pour m'expliquer : Imaginons un poêle à 3000 euros. Rajouter 1000 euros de frais d'installation. Le crédit d'impôt s'élève à 900 euros.

Pourtant après une croissance étonnante, les ventes ont reculé de 15% l'an passé. Avec tout de même 310 000 appareils vendus.

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