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Manifestation © Advocnar

C’est un avis attendu par les riverains des aéroports : l'Acnusa, l’autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires publie son rapport annuel ce matin.

Et ça commence fort : "l’Etat pratique le détournement de fonds".

Ce n’est moi qui le dit mais le président de l’Acnusa Victor Haïm.

Une partie des taxes payées par les compagnies aériennes pour lutter contre le bruit ne financent pas l’insonorisation des logements les plus exposés. Elles restent dans les caisses de Bercy.

Car les compagnies paient pour compenser le bruit qu’elles génèrent. En atterrissant et en décollant. C’est répercuté sur le billet d’avion :

30 centimes par passager le jour en moyenne.

Un euros 20 la nuit.

C’est peu. Mais vu le nombre de vols, ça remplit la cagnotte pour aider les riverains. Au moins 48 millions d’euros par an. Si il tombe un centime de plus cela reste dans les caisses de l’Etat. Et ne sert pas à aider les riverains à se protéger du bruit.

Des riverains qui voudraient interdire les vols de nuit.

Juste pour dormir un peu. Les riverains de Roissy se battent en vain.

Mais c’est impossible de les interdire sur un aéroport international de cette importance répond l’autorité de contrôle. En revanche, elle propose une solution. Roissy dispose de 4 pistes. En fonction de celles qui sont empruntées les avions ne survolent pas les mêmes habitations.

Il suffirait donc de décider l’alternance. Pendant une semaine les avions décolleraient et atterriraient sur les pistes Nord. La semaine d’après pistes sud. Pour ceux qui une semaine sur deux ne seraient plus survolés par les avions de nuit, le bruit serait divisé par trois. Ils dormiraient moins mal une semaine sur deux.

Le rapport propose également d’obliger les aéroports à racheter les maisons les plus exposées. Celles qui ont poussé avant la construction d’un aéroport. Cela concerne Orly et Toulouse. L’idée serait de les acquérir au prix du marché sans la nuisance sonore qui les dévalue. Cela permettrait aux habitants d’avoir assez d’argent pour s’installer ailleurs.

Quant aux candidats à l’achat d’un bien survolé par les avions : il faudrait les informer sur les nuisances aériennes. Comme ils le sont sur la consommation énergétique du logement.

Vous vous souvenez des acteurs du film « on ira tous au paradis ». Ils achètent une propriété pendant une grève de l’aviation civile. Silence. Evidemment ensuite la partie de tennis tourne à l’enfer…

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