Monaco accueille pendant une semaine un congrès international sur la santé des océans et sur les cétacés qui s’échouent régulièrement sur les côtes méditerranéennes.

Un rorqual commun de 17,30 m, gît, le 18 février 2002 sur la plage du Cap de l'Homy à Lit-et-Mixe (Landes)
Un rorqual commun de 17,30 m, gît, le 18 février 2002 sur la plage du Cap de l'Homy à Lit-et-Mixe (Landes) © AFP / DAVID LE DEODIC

Ne les approchez pas. Il arrive qu’ils aient encore assez d’énergie pour donner un coup de nageoire. Ça fait mal. Et s’ils sont là c’est qu’il y a de grande de chance qu’ils soient malades : ils peuvent transmettre la brucellose aux hommes. Ne les touchez pas ! Appelez la capitainerie ou le réseau national d’échouage pour les prévenir. Mais ne les touchez pas.

Il y a une centaine d’échouages par an autour du sanctuaire Pélagos des cétacés en méditerranée. Généralement ils arrivent morts. 3 cas par an ils sont vivants: on tente de les remettre à l’eau mais ils s’échouent à nouveau quelques jours plus tard.

C’est malheureux mais ça permet aux scientifiques de les autopsier et de mieux les connaître.

Il existe 8 espèces de cétacés dans le sanctuaire…Quelles sont les menaces ?

La pollution chimique et sonore. Les cétacés utilisent l’écholocation pour se diriger, c’est leur GPS à eux. Ce sont des ondes sonores. Les même que les sonars des militaires qui brouillent tout. En méditerranée c’est assez rare mais aux Etats Unis ca provoque des hécatombes.

C’est comme si les cétacés devenaient aveugles.

Il y a aussi les chocs avec les navires. Les plus petits les dauphins les évitent mais les baleines sont plus lentes et ça cogne.

Tout le monde n’aime pas les cétacés.

Non les artisans pêcheurs italiens sont furieux : ils sont en concurrence avec les dauphins qui ont compris qu’il était plus facile de surveiller les bateaux, d’attaquer les filets pour se nourrir. Les prises des pêcheurs auraient diminué de 70%.

On a cru trouver une solution raconte Fanni Dubors secrétaire exécutif du sanctuaire Pélagos. En plaçant des balises sur les filets. Elles envoyaient des ultrasons répulsifs. Mais les dauphins s’en sont moqués. ils ont même décidé que c’était la cloche qui annonçait le repas. C’est malin un dauphin.

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