Rivière
Rivière © Malekas - Fotolia

C'est la première étude du genre réalisée par l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse sur ce matin les effets du changement climatique sur la ressource en eau. Et dirrigée par le climatologue Hervé Le Treut. Membre du GIEC, les experts internationaux sur le climat. Le rapport constate que la région est déjà au régime sec40% du bassin du Rhône subit déjà des périodes de pénurie d'eau en été. En 2 080, les chercheurs estiment à 80% la baisse des précipitations. A l'avenir, dès 2 030 la durée de l'enneigement va diminuer de moitié et en 2 080 il faudra grimper au delà de 2 400 mètres pour pratiquer le ski de printemps. La neige, c'est aussi le réservoir du Rhône. Il s'abreuve des eaux de fonte. Sans ce capital , le fleuve va perdre le tiers de son débit en été.Au moment où la demande est forte. Notamment pour l'irrigation. On imagine les conflits d'usage qui pourraient éclater entre les besoins agricoles, industriels, la consommation d'eau du robinet et l'activité touristique. Parce que moins de précipitation va accélérer l'évapotranspiration en été. Les sols et la végétation transpirent. Un seul chêne est capable de consommer 400 litres d'eau par jour. Alors imaginez la soif d'une forêt soumise à une hausse des températures moyennes estimées à 2 Degrés en 2030. Jusqu'à 6 degrés en 2080. IL y aura aussi un impact sur la température de l'eau des fleuves et des rivières.En 30 ans le Rhône s'est déjà réchauffé de 2 degrés. Or les eaux du Rhône servent à refroidir les centrales nucléaires. Elles seront de plus en plus vulnérables. Même si lors des coups de fièvre, elles obtiennent des dérogations pour rejeter de l'eau plus chaude qui est autorisé par la réglementation. Ces rejets sont réglementés pour éviter de faire bouillir les organismes aquatiques en général, les poissons en particulier. Ce rapport scientifique va servir A anticiper la ou plutôt les crises. A chercher les moyens de mantenir un débit minimal dans les cours d'eau. A rénover les réseaux d'adduction d'eau. Les tuyaux percés peuvent entrainer une perte de 40% de l'eau potable. Ou encore à inciter les agriculteurs à améliorer leur pratique : en déployant le goutte à goutte dans les cultures. L'Agence de l'eau estime que l'on pourrait économiser 150 millions de mètre cube d'eau. LA MINUTE de la BIODIVERSITEInternet et la migration des oiseaux. Car de plus en plus de bénévoles se passionnent pour la science dite participative. Tout le monde peut aider les scientifiques à accumuler de précieuses données. François Letourneux de l'Union internationale pour la Conservation de la Nature

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