Il existe des zones mortes au milieu de l'atlantique Nord . Jusque-là on recensait ces zones près des littoraux et on pensait qu'au large la vie aquatique pouvait respirer. Car la particularité de ce phénomène c'est que l'oxygène est rare. Cette fois si, des chercheurs canadiens et allemands ont repéré une zone morte à plusieurs centaines de kilomètres des côtes de l'Afrique de l'Ouest.

On y mesure 20 fois moins d'oxygène que le nécessaire pour vivre.

Près des littoraux on sait que ce sont les nutriments transportés par les rivières qui asphyxient le milieu marin : les engrais, les eaux usées et même les gaz azotés émis par la circulation routière et les industries. Ce régime profite au phytoplancton qui prolifère, meurt et se décompose grâce à des bactéries qui pour digérer tout ça consomment de l'oxygène.

Les poissons ne peuvent plus respirer.

En 2008 on recensait 405 zones mortes près des côtes. Et aujourd'hui on découvre qu'elles peuvent exister au large. En fait ce sont des tourbillons de plusieurs centaines de mètres de profondeur et d'un diamètre de 100 à 150 kilomètres. Ils sont hostiles aux organismes marins obligés d'aller respirer ailleurs.

Et les chercheurs craignent que ces zones viennent plus près des côtes.

Sous l'effet de la rotation de la terre les scientifiques ont remarqué qu'elles deviennent instables. Elles se rapprochent du Cap Vert et elles pourraient provoquer une hécatombe : la mort des poissons et de toute la chaine alimentaire.

Sous l'océan
Sous l'océan © corbis

Et comme les mauvaises nouvelles volent souvent en escadron...

Une nouvelle étude de l'agence américaine en charge de l'atmosphère et des océans confirme que le changement climatique fragilise la faune marine des régions arctiques.

La hausse des températures a un effet sur la capacité du plancton à stocker des acides gras. Les larves de poissons qui mangent ce plancton moins calorique ont du mal à grandir. Ils souffrent de malnutrition, ont du mal à résister aux rigueurs de l'hiver et peuvent même en mourir.

Et si on remonte la chaine alimentaire, là-haut, les phoques et les ours qui se nourrissent de poissons risquent d'être affamés puisque leurs proies sont à la diète. Or ils ont besoin d'une sacrée couche de graisse pour résister au froid polaire en hiver.

La minute de la biodiversité

Et la découverte de nouveaux insectes : ce n'est pas au fond de la forêt vierge… François Letourneux de l'Union Internationale pour la conservation de la nature au micro de Nathalie Fontrel

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