Les entreprises de beauté et les recycleurs lancent une campagne de communication sur Internet : il faudrait trier vos déchets d’emballage dans votre salle de bain.

Le tri
Le tri © Eco emallage

Que faites vous de votre tube de rouge à lèvres quand il est vide ?

Ça dépend. Si le tube est en métal, il peut être recyclé, donc jeté dans le bac de tri. S’il est en plastique, il va à la poubelle.

Je vous accorde que, déjà ça, ce n’est pas simple.

Ça l’est encore moins si l’on considère l’espace réduit d’une salle de bain : on a déjà du mal à trouver un coin pour la poubelle, alors ajouter un récipient aussi petit soit il pour y mettre les emballages. La majorité d’entre nous renonce.

Mais c’est un gaspillage de matière.

Même si trois millions de tonnes d’emballages sont recyclées chaque année. Cela évite l’équivalent en gaz carbonique de la circulation d’un million de voiture. C’est une bonne performance. Mais le tri dans la salle de bain, c’est rare.

Les raisons sont identifiées : la place réduite. Et les consignes de tri mal identifiées. Prenons un parfum. Le carton et le flacon en verre peuvent avoir une deuxième vie. Mais la consigne de tri est inscrite sur l’emballage. Et souvent les utilisateurs extraient le diffuseur de son emballage. Une fois le flacon vide ils ne savent plus quoi en faire.

Accessoirement, mieux vaut conserver le parfum dans son emballage à l’abri de la lumière. Elle fait tourner la fragrance de votre parfum préféré au vinaigre. Il perd en qualité et en odeur.

Dans la salle de bain, presque tout peut être recyclé. Les flacons en plastique, comme le shampoing. Les aérosols comme le déodorant.

Les étuis en carton du tube de dentifrice. Mais le tube en plastique… ça se complique. Cela dépend où vous habitez. Tous les centres de tri ne sont pas encore équipés pour les valoriser. L’entreprise qui se charge du financement propose une application qui vous informera si vous êtes dans une zone où ce type de plastique est pris en charge. Dix millions de français sont concernés.

Mais pourquoi les entreprises de beauté se lancent-elles dans cette campagne de communication ?

Elles respectent la loi : la responsabilité élargie du producteur qui doit financer ce qui, après usage par le consommateur, devient un déchet et, de plus, doit gérer son avenir, sa fin de vie.

La beauté peut-elle être écologique ? Avez-vous remarqué que certains flacons de déodorants avaient maigri. Plus petit pour la même quantité de produit : cela signifie une économie de métal pour le même service et moins de camions sur les routes. Puisque le produit a maigri, on peut en charger plus pour le transport. Le déodorant est plus écolo qu’avant.

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