Félicie, une opération exemplaire sur le bien être animal.

La Pondation Félicie sauve des poules de l'abattoir
La Pondation Félicie sauve des poules de l'abattoir © Pondation de Félicie

Vous mangez des œufs. Savez vous que l’espérance de vie d’une poule qui vit dans un élevage en batterie est d’un an et demi. Ensuite elle pond moins. Elle est réformée dit on, réformée ça veut dire qu’elle prend la direction de l’abattoir. Deux femmes, Florence et Lisa, ont été émues par ce sort. Elles ont décidé de les faire adopter par des particuliers ou des établissements scolaires pour sensibiliser les plus jeunes à la condition animale.

La première poule qui a échappé à l’abattoir s’appelle Félicie. Pauvre petite chose effrayée qui avait les pattes cassées, déplumée,. Sa vie carcérale : l’élevage en batterie l’avait profondément blessée, elle n’avait jamais vu un brin d’herbe.

Et aujourd’hui elle a donné son nom à une nouvelle association : la pondation Félicie. J’ai écrit Pondation, pas fondation. Une poule ça pond encore après l’âge d’un an et demi. Depuis elle picore en liberté avec d’autres volatiles. L’association les garde 2 mois avant de les déclarer prête à l’adoption.

Elles se remplument. Elles ne s’effraient plus devant la présence humaine. Les filles ont installé un banc dans le jardin. Florence y prend sa pause café et les poules arrivent. Elle lui parle, elles répondent.

Mais pourquoi les éleveurs acceptent de ne plus faire abattre leurs poules et pourquoi des gens les adoptent ? Les éleveurs sont payés 40 centimes le kilo de poule quand elles vont à l’abattoir. La pondation Félicie les rachète deux euros.

Les adoptants ne sont pas forcément des militants de la protection animale mais sont touchés par le sort des poules. Une fois chez eux elles mangent les déchets de cuisine et elles pondent.

Et contrairement à ce que l’on pense elles ne sont pas idiotes. Des études ont montré qu’elles savaient compter jusqu’à 5. Elles savent différencier les personnes qui les ont adopté : à chacune elles réservent un cri différent.

Et si on n’y prend pas garde on peut les retrouver vautrées sur le canapé du salon. Pour adopter il faut adhérer à l’association. Elle propose également du grain, du paillage, moins cher que dans les animaleries.

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