Après "Taxi Téhéran", du même réalisateur, voici un autre road-movie, "Trois Visages", cette fois en plein Iran traditionnel. À travers le périple de ses personnages, le cinéaste rebelle, Jafar Panahi, dénonce avec subtilité le mal-être de son pays. À (re)voir sur le site de notre partenaire Universciné.com.

Jafar Panahi est parmi les cinéastes les plus influents du mouvement de la nouvelle vague iranienne
Jafar Panahi est parmi les cinéastes les plus influents du mouvement de la nouvelle vague iranienne © Getty / Kaveh Kazemi / Hulton Archive

Même s’il est dramatique d'être interdit de tournage dans son propre pays, nous pouvons compter sur les trésors de ruse et d'inventivité dont fait preuve Jafar Panahi pour pouvoir exercer son art en Iran.

Après le génial et si original, Taxi Téhéran, le réalisateur reprend sa voiture, qui n’est plus un taxi, et quitte la ville pour partir en pleine campagne iranienne, accompagné de l'actrice Behnaz Jafari, jouant son propre rôle et bien décidée à venir en aide à une jeune fille qui semble en difficulté.

La mise en scène, pleine d’humilité et de retenue, suit un scénario jouant avec intelligence sur les correspondances entre les personnages et les propos, et propose trois visages de femmes, comme le filigrane d’une tragédie à venir.

En sélection officielle au Festival de Cannes 2018, ce film remarquable, estampillé France Inter, a d'ailleurs reçu le Prix du Scénario.

Trois Visages, de Jafar Panahi, à (re)voir sur la plateforme VOD, UniversCiné, un partenariat France Inter pour votre été absolument radiophonique et complètement cinéphile !

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