Voilà un genre un genre qu’affectionne tout particulièrement le cinéma américain, celui du film-enquête. Et ça fonctionne. Le film de Tom MxCarthy recevra l’Oscar du meilleur scénario orignal et celui du meilleur Film tout simplement.

Brian d'Arcy James, John Slattery, Mark Ruffalo, Michael Keaton et Rachel McAdams
Brian d'Arcy James, John Slattery, Mark Ruffalo, Michael Keaton et Rachel McAdams © Open Road Films

Je vous emmène aux Etats-Unis, dans la ville de Boston, en 1976, c’est Noël et à l’accueil d’un commissariat de quartier, deux policiers en uniforme commentent la déposition en cours d’une mère de famille de quatre enfants qui accuse de pédophile le prêtre de sa paroisse. On accueille le procureur qui s’assure que la presse a été écartée et rejoint ainsi l’envoyé de l’évêque déjà sur place à la manœuvre. Le plus âgé des deux policiers en est certain : il n’y aura pas de dépôt de plainte.

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En quelques minutes à peine d’un pré-générique particulièrement efficace et précédé de la mention "Basé sur des faits réels", tout est dit , ou presque, de ce que va traiter le film Spotlight réalisé en 2015 par le cinéaste américain Tom McCarthy et co-écrit avec John Singer. Pour ce scénario à quatre mains, les deux auteurs recevront l’année suivante l’Oscar du meilleur scénario orignal et Spotlight celui du meilleur Film, tout simplement.

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L’action proprement dite se déroule en 2001 et retrace avec minutie la façon dont une équipe de reporters du journal d’investigation le Boston Globe a, sous le nom de code "Spotlight", enquêté sur des prêtres accusés de pédophilie et dont les agissements furent systématiquement couverts et étouffés par leur hiérarchie. Mais, dans un premier temps, il faut vaincre les réticences au sein même du journal dont la direction paraît sceptique.

On est ici en terrain cinématographique connu et dans un genre qu’affectionne tout particulièrement le cinéma américain, celui du film-enquête avec notamment en éternelle figure tutélaire, Les hommes du président d’Alan Pakula sur l’affaire du Watergate. Et Spotlight remplit le programme à merveille avec ses journalistes vertueux et entêtés à l’extrême, ses virtuoses joutes verbales en champs et contre-champs, ses scoops et révélations distillés tout au long d’une enquête haletante, désillusions et coups du sort à l’appui. Or, de ce cahier des charges plutôt convenu et balisé à l’excès, Tom McCarthy en sort très habilement un film digne, aux lignes épurés et classiques, sans esbroufe, ni effets de manche. 

L’horreur des faits évoqués et la nature des incriminés donnent au film une charge émotionnelle suffisamment lourde. Le cinéaste insiste par ailleurs sur le contexte social de ce début des années 2000 que caractérisent aux Etats-Unis, la naissance d’Internet et la montée d’un sentiment paranoïaque post-11 septembre. Le film n’en devient que plus intense dans son tableau de l’Amérique. On doit la BO et notamment le générique de fin au talentueux compositeur Howard Shore, grand habitué des partitions hollywoodiennes… 

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