L'histoire de ce petit garçon, surnommé Courgette, est d'abord un roman de Gilles Paris. Puis un scénario co-écrit par Céline Sciamma avec Germano Zullo et Morgan Navarro et enfin un film d'animation réalisé par Claude Barras.

Ma vie de courgette
Ma vie de courgette © Rita Production

À la suite d’un accident dont il est involontairement responsable, le petit garçon de dix ans se retrouve orphelin et pris en charge par un commissaire débonnaire qui le place dans un foyer pour enfants. Là, il découvre une vie sociale plus apaisée, en faisant la connaissance de ses congénères. Parmi eux, une savoureuse joueuse de foot à la langue bien pendue dont il tombe vite amoureux.

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Claude Barras et ses scénaristes dressent avec bienveillance le tableau d’une jeunesse menacée de ces exclusions potentielles ou non, que sont la timidité, l’obésité, la couleur de peau, le genre, entre autres. 

Face à eux, les adultes existent sans caricature, depuis une tante vénale et cynique jusqu’à la directrice du pensionnat qui cherche d’abord à bien faire son travail, en passant par ce policier très tendre à qui Michel Vuillermoz prête merveilleusement sa voix.

Tous les caractères de cette histoire s’avèrent donc complexes, en mutation, à l’instar de Courgette lui-même qui, de victime apeurée, devient  progressivement un enfant capable d’être heureux au sein d’une famille qu’il se choisit. 

Le message des auteurs s’affiche sans détour : chaque personnalité doit pouvoir s’épanouir en ne reniant rien de ses singularités, lesquelles doivent enrichir le groupe. Pour le véhiculer aisément, Claude Barras a fait le choix d’une animation image par image, avec des marionnettes aux apparences presque simplistes : grosses têtes et petits corps semblent tout droit sortis de l’enfance. 

Et pourtant, cette stylisation assumée ne gêne en rien la subtilité des situations, des émotions et des personnages. Pour dire tout cela qui n’est pas rien, Claude Barras à l’extrême intelligence de rassembler son propos en 66 minutes chrono. On est bien loin des films d’animation qui durent deux heures et finissent par tourner en rond et épuiser leurs jeunes et moins jeunes spectateurs. Concision et finesse sont les mots d’ordre de Ma Vie de Courgette

Pour les illustrer musicalement, Claude Barras a choisi l’auteure, chanteuse et compositrice suisse, Sophie Hunger qui, dans le générique de fin, reprend avec talent un titre en forme de tube éclairant : Le Vent nous portera. 

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Ma vie de Courgette de Claude Barras est à visionner sur la plateforme VOD de notre partenaire UniversCiné !

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