Ella Fitzgerald aurait eu 100 ans cette année, le 25 avril précisément. Pour l'occasion, 'Pop & Co' lui est entièrement dédié ce lundi 1er mai.

Ella Fitzgerald sur scène en 1970
Ella Fitzgerald sur scène en 1970 © Getty / Robert Abbott Sengstacke

On l’appelle pompeusement la « First Lady of Song », la première dame de la chanson. Et ça ne colle pas. Parce que tout, dans son chant comme dans sa vie, tout, raconte qu’être la première, Ella s’en balance. Elle se fout de notre manie des podiums et de notre culte du défi.

Écouter Ella Fitzgerald, c’est n’être jamais intimidé par un monument. Ce qu’elle était, pourtant. Son refus de l’emphase et de la solennité, c’est dans ses concerts qu’on l’entend particulièrement. Par exemple, en 1960, Ella Fitzgerald est sur la scène de la Deustchlandhalle à Berlin. Elle attaque "Mack The Knife", cet extrait de L’Opéra de Quat’sous de Brecht, devenu standard de jazz. Et puis elle a un trou.

C’est quoi la suite maintenant ? Je ne sais pas. Mais c’est un morceau qui swingue. C’est un tube. Alors on va essayer de vous le faire, Mack The Knife.

Et tout ça, elle le dit, mais en chantant. Comme si ça faisait partie du morceau. Après quoi, elle retrouve le texte et elle se marre. Elle se marre tout en gardant une diction parfaite.

Quand Ella Fitzgerald chante, chaque mot est audible, comme si son art de chanteuse était celui d’une conteuse. Ça n’est pas elle qu’elle met en avant, c’est le récit qu’elle fait en musique.

Pourtant, Ella Fitzgerald est l’incarnation de ce qu’on appelle le scat. Cette façon de chanter en onomatopées qui transforme la chanteuse en instrumentiste. Elle devient clarinette, saxophone ou contrebasse.

la suite à écouter...

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